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Béatrice Lefebvre : UQAM - Université du Québec à Montréal
Face aux inégalités sociales et aux impacts environnementaux du système alimentaire, de nombreuses villes ont mis en place un conseil de politiques alimentaires pour favoriser l’élaboration d’une vision commune sur les enjeux alimentaires. Toutefois, selon un rapport publié par Food First-Institute for Food and Development Policy (Harper et al., 2009), un des principaux défis des conseils de politiques alimentaires est le maintient d’une diversité dans les représentations des problématiques prioritaires, des leviers d’actions sur le système (législations, création de réseaux et de partenariats, construction d’infrastructures, etc.) et des solutions locales à privilégier. Ainsi, dans la foulée des démarches de concertation et de gouvernance alimentaire à Montréal, quels sont les éléments convergents pouvant favoriser l’élaboration d’une vision commune au sein du Conseil-SAM en émergence? Quels sont les éléments divergents qui pourraient entraver la démarche en cours? À travers l’analyse de contenu des mémoires déposés à la consultation publique « Analyse de l’opportunité, pour l’agglomération de Montréal, de se doter d’un conseil de politiques alimentaires » à l’automne 2015, nous mettrons en évidence les visions convergentes et divergentes des enjeux alimentaires de la métropole. Cette analyse sera comparée avec les constats de recherches sur des conseils de politiques alimentaires ailleurs dans le monde.
Il s’agit d’analyser les innovations sociales (IS) face aux défis écologiques et aux inégalités sociales par la réflexion sur le lien entre des expérimentations locales, réalisées dans des milieux de travail, des entreprises collectives ou des organismes de la société civile, et le développement des territoires et la transition sociétale:
Dans quelle mesure des IS menées localement peuvent-elles changer les modes d’action en développement territorial et influencer les politiques publiques et insuffler une transition sociétale?
Quels défis accompagnent la croissance des organismes, en termes de taille, de mandat, d’échelle d’activité ? Dans quelle mesure la croissance des organismes participe-t-elle à la transition sociétale ? Comment les processus d’institutionnalisation des IS, entendue comme pérennisation et systématisation, parfois via des politiques publiques, renforcent ou fragilisent les expérimentations locales ?
Quels liens établir entre les expérimentations pour contrer les inégalités entre territoires ?
L’ancrage des IS dans un territoire est souvent vu comme une condition nécessaire, pour s’appuyer sur ses spécificités, ses ressources (sociales, culturelles, économiques), sa « résilience ». Mais les territoires sont très inégalement dotés. Sans un mécanisme d’équilibre plus global, ne risque t’on pas d’exacerber ces inégalités, voire cette concurrence, entre territoires ? A contrario, quels modes de transfert et de circulation des pratiques et savoirs entre les territoires pourraient diminuer ces inégalités ?
Comment définir des arbitrages et principes communs, par-delà l’émiettement des initiatives locales, en vue d’une transformation sociale ?
Le déploiement des IS se fait parfois en invoquant des principes de justice sociale, d’urgence environnementale ou d’exigence démocratique. Ce sont à la fois des principes importants, mais souvent assez flous. Du point de vue conceptuel comme de la pratique, dans quelle mesure peut-on articuler ces principes ?
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