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Maxime Boivin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Le gouvernement du Québec, dans son plan d’action en économie numérique (MESI, 2016), positionne comme quatrième axe d’intervention, le fait de «se doter des compétences numériques requises» (MESI, 2016, p.7) par les entreprises. L’une des mesures vise à appuyer les initiatives de formation en programmation pour les jeunes. Pour Karsenti et Bugmann (2017), apprendre la programmation est une compétence occupant, au fil des ans, davantage d’importance dans notre société. C’est dans ce contexte que trois trousses numériques ont été développées. Ces trousses sont divisées par groupe d’âge allant de 6 ans à 15 ans. Elles ont toutes pour objectif d’initier les jeunes à la programmation et à la logique sous-jacente. Cette communication fera le point sur les constats qui émergent au sein de l’équipe de développement suite à la mise à l’essai de ces trousses, notamment en ce qui regarde les compétences nécessaires à l’animation de telles activités. Nous proposerons aussi une progression des apprentissages et donnerons des indications quant à l’importance du respect du rythme des élèves. Comme peu d’enseignants ont actuellement les outils pour enseigner cette matière, la progression proposée pourra servir de point de départ pour tous ceux qui voudraient entamer le développement de telles activités.
Au 21e siècle, la littératie numérique (LN), c’est-à-dire les savoirs et les compétences permettant d’exploiter les outils numériques de manière efficace et critique, représente une ressource incontournable (Castello, 2016; English, 2016). On la trouve d’ailleurs au cœur de nombreux curriculums (Bjorgen et Erstad, 2015). Elle est utile pour s’approprier rapidement l’information, s’exprimer efficacement, apprendre au jour le jour et être un citoyen responsable. La nature changeante et évolutive des outils technologiques implique cependant pour l’utilisateur un processus de formation continue. Sur le plan éducatif, cette même nature exige d’adapter, voire parfois de renouveler, les stratégies de formation, qu’elles soient destinées à la formation initiale ou continue de l’apprenant autant que de celle de l’enseignant. Sur le plan scientifique, on constate que la définition du concept n’est pas stable. Williamson (2011) laisse entendre qu’il est difficile de définir la LN parce qu’elle continue d’évoluer pour refléter le développement technologique. Pour Bhatt (2012), une part du défi associé à la définition et à l’application du concept de LN réside dans le fait qu’elle est hybride sur le plan disciplinaire. English (2016) affirme que la variété des définitions est représentative de la complexité des habiletés dont il est question.
Ce colloque vise à regrouper des acteurs de la formation, des étudiants diplômés et des chercheurs afin de faire le point sur la LN. Les contributions seront organisées autour de quatre axes : 1) mouvance et définition du concept; 2) niveau de littératie numérique des jeunes, des adolescents et des jeunes adultes; 3) stratégies de formation pour développer les savoirs et les compétences permettant d’exploiter les outils numériques de manière efficace et critique chez les jeunes, les adolescents et les jeunes adultes; et 4) formation des enseignants du primaire, du secondaire, de la formation des adultes et du post-secondaire dans ce domaine.
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