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Santiago Eizaguirre Anglada : Universitat de Barcelona
L’objectif de cette communication est de réfléchir sur le rôle du secteur promoteur de l'économie sociale et solidaire dans les politiques de développement local à Barcelone après la victoire de la confluence politique “Barcelona En Comú (BeC)” en 2015. D’abord, on fait un résumé des principales périodes des politiques de développement économique récentes qui ont conduit le régime économique de Barcelone sur le point d'offrir une fenêtre d'opportunités au secteur de l’économie sociale et solidaire dans un contexte général de globalisation néolibérale caractérisée par un accroissement des inégalités sociales. En suite, on identifie les principales lignes d'action dans lesquelles les politiques publiques doivent faire face à plusieurs défis afin de favoriser la démocratisation économique. La conclusion suggère qu'hormis la promotion des activités économiques sociales et solidaires, il est important aussi de considérer la nécessité d'une nouvelle culture politique ouverte á l'hybridation des formes de gestion publiques, coopératives et communautaires. En plus de cela, notre communication suggère que, mis à part le déploiement de différentes politiques innovantes concernant l'application à l'échelle urbaine des pratiques de solidarité économique, le développement d'initiatives de régénération urbaine á grande échelle, comme le renouvellement des quartiers les plus défavorisés de la ville, sont nécessaires aussi pour favoriser la démocratie économique.
Il s’agit d’analyser les innovations sociales (IS) face aux défis écologiques et aux inégalités sociales par la réflexion sur le lien entre des expérimentations locales, réalisées dans des milieux de travail, des entreprises collectives ou des organismes de la société civile, et le développement des territoires et la transition sociétale:
Dans quelle mesure des IS menées localement peuvent-elles changer les modes d’action en développement territorial et influencer les politiques publiques et insuffler une transition sociétale?
Quels défis accompagnent la croissance des organismes, en termes de taille, de mandat, d’échelle d’activité ? Dans quelle mesure la croissance des organismes participe-t-elle à la transition sociétale ? Comment les processus d’institutionnalisation des IS, entendue comme pérennisation et systématisation, parfois via des politiques publiques, renforcent ou fragilisent les expérimentations locales ?
Quels liens établir entre les expérimentations pour contrer les inégalités entre territoires ?
L’ancrage des IS dans un territoire est souvent vu comme une condition nécessaire, pour s’appuyer sur ses spécificités, ses ressources (sociales, culturelles, économiques), sa « résilience ». Mais les territoires sont très inégalement dotés. Sans un mécanisme d’équilibre plus global, ne risque t’on pas d’exacerber ces inégalités, voire cette concurrence, entre territoires ? A contrario, quels modes de transfert et de circulation des pratiques et savoirs entre les territoires pourraient diminuer ces inégalités ?
Comment définir des arbitrages et principes communs, par-delà l’émiettement des initiatives locales, en vue d’une transformation sociale ?
Le déploiement des IS se fait parfois en invoquant des principes de justice sociale, d’urgence environnementale ou d’exigence démocratique. Ce sont à la fois des principes importants, mais souvent assez flous. Du point de vue conceptuel comme de la pratique, dans quelle mesure peut-on articuler ces principes ?
Titre du colloque :