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Développement d’une nouvelle technologie pour accélérer le durcissement des résidus des sables bitumineux du Canada: la contribution d’une chercheuse en génie

MF

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Mamadou Fall : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Les ressources de sables pétrolifères canadiens présentent un des plus vastes gisements d’hydrocarbures du monde. L’industrie des sables bitumeux contribue d’une manière significative à l’économie canadienne. Cependant, le traitement des sables bitumineux pour en extraire le bitume génère de grands volumes de résidus nuisibles à l’environnement. Les résidus de sables bitumineux sont composés d’eau, de sable, de sédiments fins, d’argile, de résidus de bitume et d’hydrocarbures plus légers, de sels minéraux et de composés organiques solubles dans l’eau. Les résidus sont stockés dans des grands bassins de résidus, qui s'étendent sur plus de 200 kilomètres carrés, où les matières solides peuvent décanter. Alors que la décantation du sable s’effectue rapidement, l’argile et les sédiments fins forment des résidus fluides fins dont la consolidation et le durcissement peut prendre plusieurs dizaines d’années. Cette accumulation d’immenses quantités de ces résidus fins nuisibles constitue un énorme défi, non seulement environnemental, mais aussi technologique. Cette contribution présente les résultats d’une étude effectuée par une ingénieure portant sur le développement d’une méthode novatrice basée sur le polymère super absorbant pour accélérer la consolidation et le durcissement des résidus des sables bitumineux.

Résumé du colloque

La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.

Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

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