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Enseigner les STIM par une approche axée sur la conception technologique dès le primaire et le secondaire pour favoriser la créativité, l’empathie et son rapport à l’objet technique

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Natacha LOUIS : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Les différents enjeux mondiaux liés aux problèmes environnementaux, à la globalisation, à l’accessibilité de l’information et auxquels la société actuelle doit faire face deviennent de plus en plus complexes. Innover devient à cet effet, une nécessité afin de pallier aux difficultés engendrées par un monde en constante et rapide évolution. Bien que plusieurs recherches aient démontré à maintes reprises l’apport considérable des femmes dans le développement de solutions créatives aux divers problèmes technologiques et environnementaux contemporains, d’autres par contre indiquent que les filles ont moins d’intérêt envers les STIM comparativement aux garçons. Cette appréhension, pour ces disciplines se développerait vers la fin du primaire pour s’accentuer au secondaire. Les filles semblent être beaucoup plus critiques envers les sciences et ressentent plusieurs frustrations à apprendre par cœur des règles et des algorithmes et reprochent à l’enseignement de ne pas permettre une compréhension plus approfondie qui fait place à la créativité, aux discussions et à l’empathie. D’où l’importance de considérer dans toute activité scientifique et technologique, non seulement son rapport à l’objet technique (OT), mais aussi son rapport au système dans lequel celui-ci favorise un enseignement plus inclusif et permet le développement de compétences durables.

Résumé du colloque

La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.

Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

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