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Lucas Aguenier : Université Laval
Le 1er janvier 1994, à l’entrée en vigueur de l’Accord de Libre Échange nord-américain (ALENA), ce sont des milliers de paysans indiens vivant au Chiapas qui ont pris les armes pour s’opposer publiquement au gouvernement du Mexique. Les zapatistes, de l’Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN), vont alors provoquer une vague de fond venant bousculer les prétentions hégémoniques du néolibéralisme, et provoquer une nouvelle ère de résistance qui va se revendiquer de « l’altermondialisme ». 20 ans après l’impressionnante mise en scène de ces milliers de femmes et d’hommes venus d’un État largement oublié du monde, que reste-t-il du mouvement zapatiste et de ses alliés au Chiapas ? Après les « années folles » du zapatisme, que reste-t-il des espérances qui sont venues bousculer la configuration sociale de cette région du Mexique ? Voilà les problématiques qui sont venues porter mon terrain de recherche réalisé avec différents groupes communautaires présents dans le municipe de Chenalhó, dans la région des Hautes-Terres du Chiapas. Entre divisions communautaires et difficultés économiques de plus en plus importantes, il devient très compliqué d’imaginer un zapatisme qui n’aurait pas la nécessité de se réinventer au niveau local. Les préoccupations changent, et les espérances aussi. Dans un tel contexte, la migration économique s’impose souvent comme l’alternative la plus viable dans un monde social, politique et économique qui ne laisse que très peu de place à ses jeunes.
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