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Efe Peker : Université d'Ottawa
Force est de constater que la perspective fondamentale de la formation doctorale, visant la préparation de la relève professorale, n’a guère évolué depuis l’institution du doctorat moderne au début du 19e siècle. Or, de nos jours, la plupart des titulaires d’un doctorat poursuivent des carrières en dehors de l’université, où ils apportent une contribution majeure au développement des services publics et du monde socioéconomique. Pour faire face à ces réalités changeantes, de nombreuses institutions à travers le monde offrent désormais aux doctorants des programmes de développement professionnel pour améliorer leurs compétences non académiques.
Cette présentation suggère la nécessité d’aller au-delà de ces formations connexes pour repenser la structure même des programmes doctoraux. Une telle entreprise impliquerait une action sur deux dimensions interdépendantes: 1) soutenir les doctorants qui aimeraient avoir plus d’engagement dans les secteurs publics, organisationnels et associatifs, hors des murs de l’université et 2) intégrer des méthodologies de recherche et des formats de thèse qui ne correspondent pas forcement aux normes traditionnelles.
► Chercheur postdotorant au Département de Sociologie – Université McGill et Représentant de l’Association canadienne pour les études supérieures l'ACES / ACES
Le sujet de ce colloque est en résonance avec des témoignages qualifiés d’alarmants relayés par différents médias au sujet des difficultés d’insertion professionnelle de certains diplômés de doctorat. Au Canada, à l’instar d’autres pays de l’OCDE, la problématique liée à la perception d’incompatibilité entre les compétences acquises par les titulaires d’un doctorat et les compétences recherchées par les employeurs potentiels en dehors du milieu universitaire (organismes privés et associatifs, etc.) devient un sujet préoccupant, comme en témoignent différents travaux et initiatives : financement d’une étude panquébécoise sur les compétences des titulaires d’un doctorat (par l’Association des doyens des études supérieures au Québec [ADESAQ] et 21 autres institutions); Programme TRaCE de l’Université McGill, des programmes de formation complémentaires dans certaines universités, etc. L’élargissement et la diversification de l’employabilité des diplômés de doctorat en constituent un des points stratégiques : comment les doctorants sont-ils préparés à la vie active sur le marché du travail après l’obtention de leur diplôme? Comment les former à la fois pour une carrière universitaire et hors de l’université? Quelle est la visibilité des compétences spécifiques de ces hauts diplômés en dehors du milieu universitaire et de la recherche publique? Sont-ils eux-mêmes capables de valoriser ces compétences et d’en faire la promotion? Ces questionnements, au cœur de plusieurs discussions dans les universités et les ministères comme dans les organismes de financement de la recherche, montrent que la problématique de valorisation et de reconnaissance des compétences acquises par les titulaires d’un doctorat est liée à une multitude de facteurs qui feront l’objet de discussions entre différents acteurs tout au long de ce colloque. Ces discussions permettront entre autres d’alimenter les réflexions en cours et de souligner des pistes d’action prometteuses.
Le colloque est organisé autour de trois ateliers conçus sous forme d’échange et de discussion. Le but est de favoriser un regard croisé d’acteurs provenant de différents milieux sur le thème abordé.
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