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kVibe : Une innovation intelligente contre l’incontinence chez les femmes

JV

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Jennifer Vo : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Cette communication porte sur une application biomédicale kVibe développée lors de notre formation comme étudiante à la Faculté de génie de l'Université d'Ottawa en génie mécanique kVibe est un dispositif mécatronique intelligent, couvert de capteurs de pression de force, qui vise à aider les femmes souffrant des problèmes d'incontinence pour qu’elles soient en meilleure santé générale. Il est employé avec une application de téléphone pour aider les femmes à contrôler et renforcer leurs muscles du périnée. Avec kVibe, les femmes peuvent suivre et surveiller leur performance aux exercices d’entraînement en temps réel. Depuis bientôt un an, l’application connaît un succès à la fois auprès des femmes mais aussi auprès des institutions d’enseignement et de recherche. Voici donc un exemple d’un projet de génie innovant par et pour des femmes, kVibe.

Résumé du colloque

La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.

Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

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