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Karina Lebel : Université de Sherbrooke
La mobilité fonctionnelle est reconnue comme un facteur important influençant la qualité de vie des individus. Avec l’avancée en âge et la maladie, la mobilité des personnes ainsi que les activités sous-jacentes sont affectées par des interactions entre les déterminants intrinsèques (incapacités secondaires à la maladie et au vieillissement) et extrinsèques (ex.: habitation, communauté, transports...). Le développement d’outils et de techniques de mesure permettant l’identification des déterminants affectant la mobilité dans des contextes naturels est important pour mieux guider l’évaluation et les interventions. La problématique associée à la capture de la mobilité en contexte naturel est toutefois complexe et nécessite un système de mesure offrant la portabilité requise pour permettre son utilisation hors laboratoire sur une période de temps prolongée, une connaissance des capacités et des limites de cette technologie, le développement et la validation d’algorithmes d’identification automatisée des activités, ainsi que le développement d’indicateurs permettant la caractérisation de la qualité des mouvements. Ce type d’outil de mesure se trouve à la frontière l’ingénierie et de la santé. Le développement et la validation de ces outils se doivent de considérer les deux disciplines afin de maximiser les retombées potentielles. À travers des exemples tirés de mes travaux, cette présentation abordera les défis liés l’utilisation de la technologie pour la capture du mouvement.
Ce colloque se propose d’explorer, sur divers plans, une nouvelle problématique de recherche : la recherche de rupture.
Les transformations de plus en plus profondes qui affectent aujourd’hui les sciences, les arts et les techniques appellent une reconfiguration des champs du savoir, mais aussi de l’action. Des façons différentes de faire de la recherche apparaissent sans cesse tandis que les disciplines traditionnelles se reconfigurent profondément ou se rapprochent d’autres disciplines, parfois voisines, parfois éloignées. Plus ouverte à la collaboration de la communauté et plus attentive à ses propres développements, comme le montre cette nouvelle pratique qu’est la métarecherche, la recherche découvre une nouvelle réflexivité l’amenant à revenir sur ses méthodes et ses concepts, et à s’ouvrir à des collaborations inattendues. La révolution numérique influe sur toutes les perceptions, toutes les conceptions : ne parle-t-on pas, à ce propos, de « numérimorphose »? Les neurosciences, par ailleurs, en donnant une base physiologique à certains percepts et même à certaines formes de pensée, développées à partir d’un objet spécifique, contribuent également à cette reconfiguration de la science à laquelle les Fonds de recherche du Québec (FRQ) entendent participer activement, en suscitant des réflexions diversifiées à ce sujet et surtout en proposant des moyens de profiter de ce grand bouleversement, attesté à l’échelle de la planète, pour susciter et encourager des recherches qui osent déplacer les frontières, les repousser, les traverser.
C’est à ce titre que les FRQ viennent de lancer le programme Audace voué à des projets à risque et à fort potentiel de retombées, mais dont les résultats ne sont pas nécessairement garantis.
Il s’agit, sinon de prévoir l’imprévisible ou de concevoir l’inconcevable, du moins de leur permettre d’advenir en leur ménageant les meilleures conditions d’apparition. En donnant au chercheur la liberté de pousser sa réflexion à sa limite, et même peut-être au-delà.
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