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Olivier Riffon : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Depuis son entrée dans le vocabulaire, le développement durable (DD) est devenu un concept faisant l’objet d’une large adhésion, autant auprès des organisations économiques, sociocommunautaires, environnementales que politiques. Sa définition, proposée en 1987 dans le rapport Brundtland, fait généralement consensus. En touchant plusieurs types d’acteurs et d’organisations, le concept a toutefois affiché différents visages et l’interprétation de sa définition tend à varier selon les besoins, la culture et la hiérarchie des valeurs de celui qui s’en approprie l’intention. De même, les outils utilisés pour sa mise en œuvre varient selon le contexte et les besoins.
Au Québec et ailleurs dans le monde, des organisations de toute taille ont entamé des démarches de DD. Divers outils, instruments et processus de mise en œuvre sont utilisés pour guider la démarche de ces organisations. La présente communication propose une typologie de ces instruments. Nous présentons également les avantages d’une démarche intégrée de développement durable. Celle-ci requiert des processus souples qui permettent de faire place aux priorités, de s’adapter aux contextes, besoins et enjeux spécifiques de chaque organisation. Dans ce contexte, les acteurs et groupes d’acteurs impliqués vont construire leur propre représentation du DD et des principes et valeurs qui lui sont associés, puis identifier les instruments les plus pertinents pour sa mise en œuvre.
Ce colloque entend aborder principalement les récents développements et les sujets émergents en matière de gouvernance d’entreprise, de développement durable (DD) et de responsabilité sociale des entreprises (RSE). La RSE connaît depuis quelques années un fort engouement alors qu’elle était souvent ignorée et mal comprise des entreprises. Le concept de RSE est fréquemment présenté comme l’application des principes du développement durable dans les stratégies d’entreprise. Dans son acceptation la plus large, la responsabilité sociale de l’entreprise renvoie non seulement à la maximisation de la valeur actionnariale, mais également à la création de valeur pour leurs parties prenantes (les bailleurs de fonds, les employés, les clients, les fournisseurs, la communauté et l’environnement) en intégrant des dimensions environnementales, sociales et de gouvernance. Les réflexions actuelles offrent une alternative au modèle dominant de gouvernance en proposant une gouvernance plurielle, plus équitable envers l’ensemble des parties prenantes. Dans ce contexte, le colloque s’interrogera sur les liens entre le développement durable, la gouvernance et la création de valeur partagée. Pourquoi les entreprises devraient-elles être soucieuses de durabilité et de responsabilité? Comment la responsabilité sociale des entreprises peut-elle induire un nouveau modèle de gouvernance axée sur les objectifs de l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise? En quoi et comment l’intégration des aspects économique, social, de gouvernance, éthique et environnemental favorise-t-elle une performance financière et extrafinancière durable ainsi qu’une valeur partagée? Quels sont les outils de vérification (reporting) des performances sociales et environnementales?
Devant une demande sociétale croissante de voir intégrer la RSE comme une dimension essentielle de la gouvernance d’entreprise, ce colloque vise à sensibiliser les chercheurs, les professionnels, les praticiens, les décideurs politiques et les dirigeants d’organisations publiques et privées aux enjeux en matière de gouvernance, de développement durable et de création de valeur partagée pour l’ensemble des parties prenantes. Ce colloque permettra d’aborder les défis et les obstacles auxquels se heurtent les entreprises au moment de l’intégration des volets de la RSE à la stratégie de l’entreprise. Compte tenu de l’importance du sujet, ce colloque s’inscrit dans une perspective multidisciplinaire afin de répondre aux questions liées à la gouvernance et à la responsabilité sociale des entreprises. Des contributions tant théoriques qu’empiriques de chercheurs issus de différents champs disciplinaires (finance, comptabilité, droit, économie, sociologie, science politique, etc.) sont donc sollicitées.
Titre du colloque :