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Aimé Ntwari : Statistique Canada
Au Canada comme ailleurs, encourager les femmes universitaires à choisir des programmes en sciences et génie (STGM) est depuis longtemps un objectif important des stratégies nationales en matière d’innovation. L’importance accordée aux diplômes dans les disciplines des sciences et génie est liée à la façon dont elles peuvent contribuer à la compétitivité et à la prospérité économique d’un pays. Les titulaires d’un diplôme en « STGM » sont considérés comme des intrants clés du système national d’innovation.
Statistique Canada a récemment élaboré une plateforme qui permet de combiner des données administratives sur l’éducation et des données fiscales, de manière à pouvoir produire des indicateurs clés sur l’éducation et la situation sur le marché du travail. Cette communication vise à mettre en exergue, d'une part, quelques renseignements colligés sur les trajectoires des étudiants dans les programmes « STGM » et les facteurs qui leur sont associés. Et d'autre part, les renseignements sur les résultats des jeunes diplômés « STGM » au chapitre de l'emploi, comme la rémunération ou autres comparativement aux jeunes diplômés des programmes non-STGM (SACHES). Enfin, elle mettra l'accent sur les limites liées à l'utilisation de données administratives pour répondre à des questions de recherche sociale.
La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.
Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.
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