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L’apport d’une approche commune en science, technologie et univers social, pour intégrer des savoirs autochtones contribuant à la décolonisation de l’éducation

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Christine Couture : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

Dans le cadre des cours de didactique de science et technologie et d’univers social au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire de l’UQAC, les professeures auteures de cette communication ont exploré, avec leurs étudiants, les possibilités d’intégration de savoirs culturels autochtones dans l’enseignement de ces disciplines. À l’origine de ce projet se trouve la modélisation d’une démarche commune en science, technologie et univers social fondée sur la démarche de résolution de problème. Celle-ci a ensuite été ajustée avec l’aide des étudiantes des Premières Nations afin qu’elle puisse ouvrir sur des thèmes permettant d’aborder des savoirs autochtones lors de l’enseignement des disciplines. Cette démarche, les fondements théoriques sur lesquels elle repose ainsi que des pistes de développement pédagogique pour aborder les savoirs culturels autochtones dans l’enseignement de science, technologie et d’univers social, seront présentées dans le cadre de cette communication. Ce modèle peut contribuer à la décolonisation de l’éducation en suggérant de s’éloigner des apprentissages stéréotypés des Premières Nations pour privilégier les savoirs culturels autochtones en classe et ce, tout en respectant les demandes du programme de formation.

Résumé du colloque

Les données statistiques de la scolarisation des jeunes Autochtones au Canada indiquent que la majorité d’entre eux n’accèdent pas à la réussite au même niveau que les autres Canadiens et Québécois (Statistique Canada, 2016). La commission Vérité et réconciliation (2015) remet en question les systèmes éducatifs coloniaux. Elle appelle à la décolonisation de l’éducation par la transformation de ces systèmes à la faveur des élèves de culture et d’identité autochtones. Agir dans une perspective de décolonisation requiert des actions fondées sur la reconnaissance de l’égalité de tous les humains dans leur différence sociale et culturelle.

Si une pratique de décolonisation de l’éducation en milieu autochtone se développe depuis une trentaine d’années au Québec (Canada), en Araucania (Chili), un projet d’éducation interculturelle s’inscrit à l’agenda depuis aussi longtemps. Les fondements de la démarche sont éthiques, politiques et épistémologique. Les discours et les pratiques peuvent être examinés selon trois perspectives : 1) une perspective de droits en référence à la Déclaration des droits des peuples autochtones, qui affirme l’égalité des droits dans la différence; 2) une perspective épistémologique qui met en évidence la réalité particulière de deux épistémès, l’un autochtone et l’autre euro-occidental; et 3) une perspective d’interculturalité : les acteurs en situations reconnaissent l’égalité des savoirs et connaissances en présence, dont le mode de construction, de transmission et d’acquisition fait référence à une culture particulière. Ces mêmes acteurs cherchent également à coconstruire un dialogue.

Dans une perspective de décolonisation, la réussite éducative et scolaire de tous les jeunes, autochtones et non autochtones, justifie et guide les prises de décision et les actions de tous les acteurs à tous les échelons institutionnels. Ce colloque propose d’expliciter le sens et d’explorer les défis de la décolonisation de l’éducation au Canada et au Chili.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
Discutant-e- de la session : Jacques Kurtness
section icon Date : 8 mai 2018

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