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Monica Roy
Effectuer des études de doctorat peut mener, dans plusieurs cas, à devenir chercheur et/ou faire des études postdoctorales. Toutefois, il ne s’agit pas des uniques options pour une personne diplômée au doctorat. En effet, l’option de se trouver un emploi, hors des campus universitaires, peut séduire beaucoup de diplômés. Malheureusement, les compétences acquises lors d’études doctorales ne sont pas toujours bien connues et/ou reconnues sur le marché du travail. Qu’en est-il alors des compétences acquises lors de ces études pour développer sa propre entreprise, soit devenir entrepreneur ?
Le doctorat permet de développer de nombreuses compétences fort importantes pour un entrepreneur.
Bien souvent, cette expertise est développée d’abord, lors des études et ensuite, lors de l’expérience professionnelle. Alors, qu’en est-il des personnes qui, durant de longues années, ont fait des études dans le domaine de la recherche ? Quelles compétences peuvent-elles avoir développées et qui seront très utiles pour des entreprises et ses clients, autres que celles retrouvées dans un laboratoire ? Il va sans dire qu’un entrepreneur étant un Ph.D. peut certainement ouvrir un laboratoire, mais ce n’est pas la seule option qui s’offre à lui. Durant la présentation, c’est donc des compétences hors laboratoire qui seront discutées.
► Monica Roy est titulaire d'un doctorat (Ph.D.) en physiologie-endocrinologie, Présidente de l'entreprise Recherche EPE inc. - www.rechercheepe.com
Le sujet de ce colloque est en résonance avec des témoignages qualifiés d’alarmants relayés par différents médias au sujet des difficultés d’insertion professionnelle de certains diplômés de doctorat. Au Canada, à l’instar d’autres pays de l’OCDE, la problématique liée à la perception d’incompatibilité entre les compétences acquises par les titulaires d’un doctorat et les compétences recherchées par les employeurs potentiels en dehors du milieu universitaire (organismes privés et associatifs, etc.) devient un sujet préoccupant, comme en témoignent différents travaux et initiatives : financement d’une étude panquébécoise sur les compétences des titulaires d’un doctorat (par l’Association des doyens des études supérieures au Québec [ADESAQ] et 21 autres institutions); Programme TRaCE de l’Université McGill, des programmes de formation complémentaires dans certaines universités, etc. L’élargissement et la diversification de l’employabilité des diplômés de doctorat en constituent un des points stratégiques : comment les doctorants sont-ils préparés à la vie active sur le marché du travail après l’obtention de leur diplôme? Comment les former à la fois pour une carrière universitaire et hors de l’université? Quelle est la visibilité des compétences spécifiques de ces hauts diplômés en dehors du milieu universitaire et de la recherche publique? Sont-ils eux-mêmes capables de valoriser ces compétences et d’en faire la promotion? Ces questionnements, au cœur de plusieurs discussions dans les universités et les ministères comme dans les organismes de financement de la recherche, montrent que la problématique de valorisation et de reconnaissance des compétences acquises par les titulaires d’un doctorat est liée à une multitude de facteurs qui feront l’objet de discussions entre différents acteurs tout au long de ce colloque. Ces discussions permettront entre autres d’alimenter les réflexions en cours et de souligner des pistes d’action prometteuses.
Le colloque est organisé autour de trois ateliers conçus sous forme d’échange et de discussion. Le but est de favoriser un regard croisé d’acteurs provenant de différents milieux sur le thème abordé.
Titre du colloque :