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Frédérica Martin
Malgré la croyance populaire, les diplômés du doctorat n’obtiennent pas systématiquement un poste de professeur ou de chercheur dans le milieu universitaire. En fait, un grand nombre d’entre eux travaillent dans un tout autre secteur. Il est donc important de discerner le type de soutien que pourraient apporter les superviseurs et directeurs de programme afin de répondre précisément aux besoins des titulaires d’un doctorat qui se destinent à une carrière non universitaire. Une initiative entre les universités Concordia et McGill a été lancée pour identifier les processus académiques et administratifs qui pourraient soutenir le développement de la gestion de carrière de doctorants, ainsi que pour identifier les connaissances et compétences que doivent développer ces étudiants. Nous avons utilisé un modèle d’amélioration de performance organisationnelle pour guider la collecte de données auprès de directeurs de programme, de superviseurs, et d’étudiants. Ceci nous a permis de concevoir de nouveaux processus pour soutenir la gestion de carrière des étudiants au doctorat.
► Frédérica Martin est Manager, Academic Programs and Development, Concordia University
Le sujet de ce colloque est en résonance avec des témoignages qualifiés d’alarmants relayés par différents médias au sujet des difficultés d’insertion professionnelle de certains diplômés de doctorat. Au Canada, à l’instar d’autres pays de l’OCDE, la problématique liée à la perception d’incompatibilité entre les compétences acquises par les titulaires d’un doctorat et les compétences recherchées par les employeurs potentiels en dehors du milieu universitaire (organismes privés et associatifs, etc.) devient un sujet préoccupant, comme en témoignent différents travaux et initiatives : financement d’une étude panquébécoise sur les compétences des titulaires d’un doctorat (par l’Association des doyens des études supérieures au Québec [ADESAQ] et 21 autres institutions); Programme TRaCE de l’Université McGill, des programmes de formation complémentaires dans certaines universités, etc. L’élargissement et la diversification de l’employabilité des diplômés de doctorat en constituent un des points stratégiques : comment les doctorants sont-ils préparés à la vie active sur le marché du travail après l’obtention de leur diplôme? Comment les former à la fois pour une carrière universitaire et hors de l’université? Quelle est la visibilité des compétences spécifiques de ces hauts diplômés en dehors du milieu universitaire et de la recherche publique? Sont-ils eux-mêmes capables de valoriser ces compétences et d’en faire la promotion? Ces questionnements, au cœur de plusieurs discussions dans les universités et les ministères comme dans les organismes de financement de la recherche, montrent que la problématique de valorisation et de reconnaissance des compétences acquises par les titulaires d’un doctorat est liée à une multitude de facteurs qui feront l’objet de discussions entre différents acteurs tout au long de ce colloque. Ces discussions permettront entre autres d’alimenter les réflexions en cours et de souligner des pistes d’action prometteuses.
Le colloque est organisé autour de trois ateliers conçus sous forme d’échange et de discussion. Le but est de favoriser un regard croisé d’acteurs provenant de différents milieux sur le thème abordé.
Titre du colloque :