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Le travail des femmes: recruter, retenir et célébrer les femmes dans les domaines scientifiques

KS

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Ketra SCHMITT : Université Concordia

Résumé de la communication

Comment s’assurer que les filles s’impliquent et que les femmes restent dans les programmes et carrières en Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STIM)? Il est indéniable que nous devons réparer le pipeline percé. Cependant, aborder ce problème nécessite des changements tant dans la société en général qu’au sein de nos institutions scolaires et universitaires. Les plus urgents défis à relever ont trait aux façons sexistes dont nous élevons et éduquons les enfants. Au niveau universitaire, il est essentiel que nous reconnaissions la double charge à laquelle font face les femmes, à la fois en milieu de travail et à l'extérieur. Au-delà de la question de la conciliation travail-vie il faudrait reconnaître et valoriser les fonctions de mentorat et de soutien qui sont souvent le lot des femmes. C’est ainsi que les femmes pourront mieux contribuer à créer des environnements de travail qui sont plus accueillants et plus stimulants sur le plan professionnel. Plus besoin alors de programmes de génie froids pour qu’ils soient rigoureux. Ces changements aideront non seulement les femmes en génie, mais aussi les autres minorités sous-représentées dans les programmes en STIM, en particulier en génie. C’est dans cet esprit que tous et toutes peuvent innover, tout en enrichissant les expériences étudiantes afin de leur permettre de développer des technologies qui sont plus inclusives et plus créatives.

Résumé du colloque

La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.

Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

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