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Marie-Hélène Morin : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Au Québec, les jeunes adultes et les familles qui composent avec un premier épisode psychotique (PEP) peuvent compter aussi bien sur des services généraux et de proximité, que des services plus spécialisés voire surspécialisés en santé mentale (MSSS, 2005). Ces services sont offerts par les 39 associations de familles du Réseau avant de Craquer et par une vingtaine de Cliniques PEP de l’Association québécoise des programmes pour premiers épisodes psychotiques (AQPPEP). Ces ressources communautaires et institutionnelles étant disséminées à travers la province, la réalité du territoire dans lequel elles s’inscrivent vient inévitablement teinter la prestation des services et plus encore, le vécu et les trajectoires des jeunes et de leurs familles. Une cartographie des pratiques en intervention familiale a été réalisée en 2017 à titre de phase préparatoire à une recherche qui porte sur les trajectoires de services des jeunes, des familles et des intervenants lors d’un PEP (FRQ-SC 2017-2021). Au total, 35 milieux de pratique ont complété un questionnaire en ligne. Les analyses permettent de dresser un portrait des pratiques en tenant compte des réalités territoriales inhérentes à chacun des deux types de milieux de pratique, alors que les analyses transversales amèneront à dégager ce qui est commun et divergeant sur le plan des besoins. Cette communication visera à présenter la cartographie réalisée et à discuter des enjeux pour l’intervention sociale et familiale au Québec.
Ce colloque s’articule autour de la dimension territoriale et de ses effets sur les vécus et les trajectoires de vie des jeunes.
Bien qu’elles puissent être conceptualisées de diverses manières, les notions d’espace et de territoire s’avèrent être des éléments fondamentaux influençant les expériences et les trajectoires individuelles et collectives des jeunes. Par conséquent, tant la recherche que les politiques publiques et l’intervention sociale doivent tenir compte de la perspective territoriale. Celle-ci nous informe de manière précise sur les populations, ainsi que sur les dynamiques territoriales dans lesquelles elles sont engagées.
Or, mis à part certaines études très spécialisées telles que les neighbourhood effects studies ou, dans le cas du Québec, l’enquête menée par le Groupe de recherche sur la migration des jeunes dans les années 1990, l’enjeu territorial n’est pas toujours problématisé et analysé en profondeur. Par conséquent, ce colloque vise à faire le point sur les rapports entre le territoire et les vécus et trajectoires des jeunes.
Ce colloque sera donc l’occasion de rassembler des contributions d’ordre divers : théorique, épistémologique, méthodologique, études de cas, etc., en lien avec la notion de territoire et ses relations avec les vécus et les parcours des jeunes. Ces contributions aborderont des éléments liés à l’analyse des mécanismes sociospatiaux par lesquels les territoires peuvent façonner les expériences et les parcours des jeunes (et réciproquement) dans différentes sphères de la vie (éducation et trajectoires scolaires, emploi et carrière, milieux de vie et trajectoire résidentielle, etc.) et de manière plus générale avoir une influence sur le parcours des jeunes dans une perspective de développement humain global.
Les travaux empiriques présentés concerneront différents types de territoires : urbains, ruraux, périurbains, etc.
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