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Marguerite Duval : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
L’utilisation du numérique est désormais un incontournable pour toute entreprise qui veut performer, innover et se développer. C’est dans l’optique d’augmenter leur productivité, de réduire les coûts et d’améliorer la qualité de leurs produits que celles-ci introduisent les technologies numériques dans leurs usines. Virage numérique, Industrie 4.0, Usine intelligente, autant de thèmes pour aborder cette 4e révolution industrielle. Elle porte ainsi la vision d’usines connectées grâce à la mise en réseau des machines, des logiciels et des individus. Elle prend appui sur la communication en temps réel pour surveiller et agir sur les systèmes cyber-physiques. Les entreprises qui se tournent vers l’Industrie 4.0 entraînent une multiplication considérable de projets en technologie de l’information (TI) à réaliser, les rendant ainsi plus risqués et incertains, donc plus complexes à gérer. Mais ces projets ont mauvaise réputation et ils détiennent un fort taux d’échec. Il est nécessaire pour une entreprise qui chemine vers le concept du numérique de réaliser des projets accélérés et réussis avec succès. Notre recherche a pour objectif d’identifier les facteurs critiques de succès pour les projets TI dans l’implantation de l’Industrie 4.0. Elle permettra de faire des recommandations en amont par l’objet d’un examen systématique du succès pour les projets en TI.
La recherche en management de projet (MP) a connu une évolution importante ces dernières années grâce notamment au passage d’approches unidisciplinaires vers des approches multidisciplinaires. En plus des théories liées à la gestion des opérations, beaucoup de travaux portant sur le MP puisent en effet aujourd’hui dans des disciplines aussi variées que l’économie, la psychologie ou encore la théorie des organisations. Ces travaux ont porté des regards différents sur un même objet, le MP, enrichissant ainsi la base théorique du domaine, mais en en fragmentant les savoirs.
Cette fragmentation fait aujourd’hui l’objet de débats. Pour certains, elle expose le manque d’autonomie de la recherche en MP, suggérant que celui-ci n’aurait pas atteint le statut de discipline universitaire (Lalonde et Bourgault, 2013). Pour d’autres, il semble que cette fragmentation reflète la diversité des pratiques et des contextes de production des savoirs, ajoutant ainsi à la complexité du domaine (Bresnen, 2016). Dans la perspective de ces débats, beaucoup suggèrent finalement d’orienter la recherche en MP vers des approches caractérisées par des collaborations transdisciplinaires et par une plus grande proximité avec la pratique (Drouin et coll., 2016).
Si le passage d’approches multidisciplinaires vers des approches plus transdisciplinaires semble en effet pouvoir répondre à la volonté d’une meilleure intégration des connaissances, d’importantes questions demeurent. En tout premier lieu, la signification même de la transdisciplinarité et la réalité de ses vertus spécifiques par rapport la multidisciplinarité restent pour le moins floues (Kesterman, 2004). Le colloque proposé a donc pour objectif de réunir chercheurs, étudiants et professionnels en MP intéressés à discuter des enjeux de la multidisciplinarité et de la transdisciplinarité dans la production de connaissances en MP par le truchement de recherches traitant précisément de ces questions ou illustrant l’une ou l’autre de ces approches.
Titre du colloque :