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Participation citoyenne à l'épreuve de la construction de la démocratie locale en Côte d'Ivoire

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Honoré Ouantchi : Université Félix Houphouët-Boigny

Résumé de la communication

La participation citoyenne des populations à la consolidation de la démocratie et de la paix reste un défi majeur pour la Côte d’Ivoire. En ce qui concerne les collectivités territoriales, le principe de la démocratie locale est fondé sur la participation de la population à la gestion des affaires publiques. Cependant, force est de constater que cette participation est souvent limitée à l’élection des dirigeants locaux, juste avant et pendant la période électorale, et s’estompe comme « peau de chagrin » à la fin du processus.

Ignorantes du pouvoir qu’incarne la participation citoyenne, les populations n’arrivent pas à inscrire dans un projet collectif, des innovations sociales pouvant transformer leurs milieux de vie. Cette situation ne fait que rendre contre-performant le processus démocratique, qui à terme laissera « tout » aux mains des « politiciens » et des dirigeants locaux. Le contrôle démocratique citoyen, doit être le levier de la transformation sociale et de la gouvernance locale.

Cette communication s’appuie sur l’évaluation de la participation citoyenne réalisée à Abidjan auprès des populations et des élus locaux, qui reste encore très embryonnaire.

Résumé du colloque

Il s’agit d’analyser les innovations sociales (IS) face aux défis écologiques et aux inégalités sociales par la réflexion sur le lien entre des expérimentations locales, réalisées dans des milieux de travail, des entreprises collectives ou des organismes de la société civile, et le développement des territoires et la transition sociétale:

Dans quelle mesure des IS menées localement peuvent-elles changer les modes d’action en développement territorial et influencer les politiques publiques et insuffler une transition sociétale?

Quels défis accompagnent la croissance des organismes, en termes de taille, de mandat, d’échelle d’activité ? Dans quelle mesure la croissance des organismes participe-t-elle à la transition sociétale ? Comment les processus d’institutionnalisation des IS, entendue comme pérennisation et systématisation, parfois via des politiques publiques, renforcent ou fragilisent les expérimentations locales ?

Quels liens établir entre les expérimentations pour contrer les inégalités entre territoires ?

L’ancrage des IS dans un territoire est souvent vu comme une condition nécessaire, pour s’appuyer sur ses spécificités, ses ressources (sociales, culturelles, économiques), sa « résilience ». Mais les territoires sont très inégalement dotés. Sans un mécanisme d’équilibre plus global, ne risque t’on pas d’exacerber ces inégalités, voire cette concurrence, entre territoires ? A contrario, quels modes de transfert et de circulation des pratiques et savoirs entre les territoires pourraient diminuer ces inégalités ?

Comment définir des arbitrages et principes communs, par-delà l’émiettement des initiatives locales, en vue d’une transformation sociale ?

Le déploiement des IS se fait parfois en invoquant des principes de justice sociale, d’urgence environnementale ou d’exigence démocratique. Ce sont à la fois des principes importants, mais souvent assez flous. Du point de vue conceptuel comme de la pratique, dans quelle mesure peut-on articuler ces principes ?

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

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