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Line Lagacé : UQAM - Université du Québec à Montréal
La pénurie de main-d’œuvre s’avère maintenant confirmée et cette problématique s’étend à de plus en plus de secteurs d’activités. Le manque de main-d’œuvre qualifiée répondant aux besoins exprimés par les entreprises devient un frein à la croissance de notre économie et a maintenant un impact dans toutes nos régions. La transformation des entreprises vers le numérique est-elle une piste de solution ou fera-t-elle en sorte que notre société se trouvera confrontée à une pénurie de main-d’œuvre jumelée à une pénurie de compétences? Quelles sont les conditions à mettre en place afin de pouvoir répondre à ce défi? La région de Québec est très active depuis 2008 dans le recrutement international axé sur les besoins en main-d’œuvre identifiés dans la région et est un modèle au niveau de l’intégration de cette main-d’œuvre immigrante. Est-ce suffisant? Une analyse des conditions à mettre en place aujourd’hui afin de pouvoir prévoir les impacts de la transformation des entreprises de demain.
Si plusieurs institutions et organisations élaborent et tentent d’appliquer divers programmes pour aider les nouveaux personnels immigrants récents (cinq ans ou moins) à s’intégrer socialement et professionnellement dans leur nouveau milieu de travail, il n’en demeure pas moins que plusieurs d’entre elles peinent à recruter, intégrer, former et retenir ces ressources humaines, souvent spécialisées, voire même surspécialisées (Safi, 2006; Labelle, Field et Icart, 2007; Ferrand, 2008; Mulatris et Skogen, 2012; Nsangou, 2012; Asselin, 2014; Boulet, 2016). Comment l’innovation éducative permettrait-elle aux institutions et organisations de s’adapter à ce phénomène?
L’évolution des pédagogies traditionnelles, des formations continues en entreprises et institutions, et l’intégration des TIC modifient les relations humaines. Ainsi, les gestionnaires se retrouvent parfois dans des situations inconfortables, voire conflictuelles. Il semble donc pertinent de s’intéresser à la communication interculturelle dans ce contexte prononcé de mutation de la relation gestionnaire-employé immigrant récent, en processus d’intégration socioprofessionnelle. Le Québec, notamment, n’échappe pas à ce phénomène : l’intégration des immigrants récents dans les universités et sur le marché du travail ne se fait pas sans difficultés (Ledent et al., 2013; Kanouté et al., 2011-2014).
Dans ce contexte, ce colloque souhaite encourager les communications orales et la publication d’articles, de textes d’opinion argumentée et de récits de pratiques démontrant ou proposant en quoi les innovations pédagogiques peuvent contribuer :
1) au développement de « bonnes pratiques » d’intégration socioprofessionnelle des immigrants récents dans les entreprises et institutions francophones;
2) à modifier ou à ajouter des dispositifs et pratiques en vue de combler les besoins des institutions et organisations, et d’y retenir les ressources humaines immigrantes qualifiées;
3) à identifier de nouvelles pistes de recherche.
Ce colloque est également l’occasion de recenser l’avancement des connaissances en divulguant des résultats récents de recherches ou en faisant part des expertises complémentaires de chercheurs de différentes disciplines afin d’aborder cette problématique contemporaine internationale et d’envisager de nouvelles pistes de recherche.
La pertinence sociale s’inscrit dans l’ambition de soutenir une communication interculturelle entre le gestionnaire et l’employé, par le biais de formations marquées par l’innovation éducative, pour favoriser l’intégration socioprofessionnelle des immigrants récents et contribuer à l’évolution sociale et économique de nos organisations dans nos pays francophones.
Titre du colloque :