Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Yuri Mesko : UQAM - Université du Québec à Montréal
Pierre-André Taguieff soulignait à la fin du siècle dernier le constat suivant : « Il est arrivé une singulière mésaventure au mot “populisme” : il est récemment devenu populaire ». Il soulignait par là que le terme, sorti du langage savant et investi du sens commun, avait perdu de sa valeur analytique et que son suremploi privait le mot de sa pertinence scientifique. Il observait de surcroît que dans la recherche théorique l’intension et l’extension du terme « populisme » n’étaient pas toujours clairement conceptualisées. Malgré l’élargissement considérable de la recherche universitaire sur le populisme des trois dernières décennies, ce manque de clarté conceptuelle se reproduit dans la littérature. En effet, le terme est souvent mobilisé de manière très vague sans être défini. La question « Qu’est-ce que le populisme ? » demeure donc un enjeu théorique et méthodologique pour la sociologie historique de l’autoritarisme. Il faut s’y attarder pour éviter de faire des amalgames problématiques dans l’explication des phénomènes populistes. Cette communication se questionne sur comment le populisme a-t-il été défini et expliqué conceptuellement ? Elle présente une réflexion critique sur la conceptualisation du populisme en comparant les trois principales approches conceptuelles : idéologique, stratégique et discursive. À partir de cette discussion conceptuelle sera présenté l’apport de l’analyse sociohistorique, notamment sur les enjeux de la comparaison et de la généralisation.
Le colloque porte sur les enjeux analytiques, théoriques et conceptuels soulevés par l’émergence de nouveaux régimes, mouvements et pratiques autoritaires. Il cherchera à analyser les causes, les mécanismes, les processus et le contexte de cette émergence. Le colloque étant destiné d’abord aux chercheurs en sociologie historique, il accordera une attention privilégiée aux propositions qui effectuent des comparaisons diachroniques afin de mettre en relief la pertinence ou non des comparaisons avec le passé. Le colloque s’intéresse également aux interventions qui s’interrogent sur la portée heuristique de concepts utilisés pour décrire des régimes autoritaires « passés » dans le contexte actuel, fascisme et totalitarisme par exemple.
Titre du colloque :