pen icon Colloque
quote

Rompre avec le déséquilibre femmes / hommes en génie : Voix de principaux acteurs

DM

Membre a labase

Donatille Mujawamariya : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Le génie a été longtemps un domaine d'études et de carrières réservé aux hommes. Par exemple, la première étudiante en génie de l'Université d'Ottawa a gradué en 1963 et aujourd'hui les programmes de génie universitaires ont du mal à dépasser le taux de 20% de participation par les femmes (Engineers Canada, 2015; Condition féminine Canada, 2012). Nous avons conduit une étude auprès des étudiantes et étudiants de premier, deuxième, troisième cycles et de leurs professeurs en génie dans une université canadienne sur une période de six ans, de 2011 à 2017. Elles et ils sont unanimes qu’il faut faire quelque chose pour avoir plus de femmes en génie à la fois pour leurs bénéfices individuels mais aussi pour la société en général. Pour venir à bout de ce problème trois solutions ont été proposées. La présente communication se penche sur ces solutions.

Résumé du colloque

La sous-représentation des femmes en génie n’est pas un phénomène social nouveau. Depuis les années 1970, le pourcentage de femmes aux études universitaires en génie a augmenté jusqu’à un maximum dans les années 1990, mais il dépasse à peine 20 % depuis lors (Ingénieurs Canada, 2015). Qu’est-ce qui cause problème? Bien qu’on ait mis en œuvre une multitude de programmes de sensibilisation auprès des jeunes filles depuis les années 1990, le pourcentage de participation des filles aux études en génie demeure faible. L’absence des femmes dans les facultés de génie prive non seulement les jeunes femmes de mentorat et de modèles féminins qui auraient pu les inspirer à poursuivre une carrière en science et technologie, mais elle prive aussi la communauté scientifique et la société en général d’un grand nombre de talents et de domaines de recherche touchant surtout le bien-être des femmes (Larivière, 2014). Sugimoto, Ni, West et Larivière (2015) révèlent que le taux de brevetage d’invention des femmes en génie au 20e siècle était de moins de 2 %. Ces mêmes chercheurs soutiennent que l’absence de modèles féminins justifierait le faible taux de travaux de recherche des femmes en génie, ce qui expliquerait le pourcentage négligeable de brevetage chez les femmes. D’autres chercheurs suggèrent qu’il est impératif qu’il y ait une attraction mutuelle entre les femmes et les domaines scientifiques.

Dans ce colloque, nous voulons rassembler des étudiants et étudiantes de 1er, 2e et 3e cycles, leurs professeurs à temps plein en génie, des administrateurs ainsi que des professionnels de terrain, hommes et femmes qui œuvrent dans les entreprises publiques et privées et qui s’intéressent au génie afin de débattre de la sous-représentation des femmes en génie et des avenues de solutions pour y pallier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 8 mai 2018

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :