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Mohand Mechaour : Université d'Oran 1 Ahmed Ben Bella
La célébration du nouvel an amazigh en Algérie, se faisait dans différentes régions avec une ampleur, souvent, qui ne dépassent pas les foyers, excepté la région de Kabylie où sa célébration se manifeste à travers l’organisation de diverses activités culturelles ; expositions, conférences… etc. Pour ceux qui organisent ces activités, la célébration de Yennayer constitue une forme de résistance contre une marginalisation de leur culture amazighe par l’Etat algérien. Mais avec l’officialisation de cette fête qui s’accompagne de différents rites, partout en Algérie sont organisées des activités culturelles et le début de ces célébrations officielles est donné de Ghardaïa, le 9 Janvier 2018 tout en mobilisant les différents médias dans l’objectif de publiciser cet évènement et de donner un caractère national de ce rite. Yennayer est devenu aussi une journée fériée en Algérie. Cela a eu un grand effet sur la population de Kabylie, divisée entre ceux qui s’en réjouissent de cette « avancée » et ceux qui s’en méfient. Cette étude anthropologique traite de la réception de ces médiatisations par la population de Kabylie et comment chaque média a des effets différents sur la population en adoptant différentes approches dans le traitement de ce rite de Yennayer.
L’intermédialité peut référer autant à un phénomène qu’à une perspective d’analyse. Les phénomènes intermédiaux s’expriment en pratiques sociales, dont les pratiques artistiques et rituelles « hors place » (R. Grimes), c'est-à-dire, relevant de l’intermédialisation dans les domaines de la signification et de la communication. En tant que perspective, l’intermédialité désigne un « axe de pertinence » (Müller, Villeneuve, Marinello) qui considère les médias comme des processus marqués par des interactions constantes.
L’intermédialité est ainsi à la fois un objet à analyser, une dynamique des échanges sociaux et une approche (Éric Méchoulan). En tant qu’objet, elle concerne les relations entre les médias. Comme dynamique, elle permet l’évolution et la création de médias. En tant qu’approche, elle fait partie d’un système épistémologique qui met en question les sciences humaines en faisant ressortir l’importance de la perception, de l’expérience, de la technique.
Les rites, religieux ou profanes, peuvent être considérés comme des pratiques intermédiales. Ils ont recours à des médias variés, pouvant constituer des phénomènes intermédiaux et se situer au cœur d’un ou de plusieurs processus d’intermédialisation. Ce colloque accueillera des propositions de communication sur les rites sous l’angle de l’intermédialité ainsi que des contributions visant l’approfondissement des enjeux de l’intermédialité centrés sur la ritualité. Plus concrètement, on se confrontera aux questions suivantes : comment analyser un rite comme objet intermédial? Dans quelle mesure la ritualité peut-elle aider à mieux saisir les dynamiques de l’intermédialité? Comment rendre compte des relations entre les médias rituels et les autres médias? Quelle est la contribution spécifique d’une approche intermédiale à l’étude des rites? Quelle est l’importance des perspectives sur la ritualité pour l’intermédialité?
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