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Hélène Geurts : Université de Mons
Depuis plusieurs décennies, la promotion de l’autodétermination des personnes présentant une déficience intellectuelle est une priorité dans les interventions. L’évolution des pratiques sous-tend de reconnaître l’usager en qualité de citoyen tandis que le professionnel devient un facilitateur dans la mise en œuvre de cette agentivité. Ce changement de paradigme confirme l’importance d’outiller tant les personnes ayant une déficience intellectuelle à être actrice de leur vie, que l’entourage pour les accompagner dans ce processus qui ne va pas nécessairement de soi. En effet, si certaines difficultés proviennent directement des incapacités, d’autres émanent de l’environnement et du manque d’opportunités laissées à la personne.
Notre communication se centrera donc sur le processus de recherche participative qui offre une place centrale au public cible au sein des dispositifs développés. Aussi, nous aborderons les quatre composantes de l’autodétermination telle que définie par M. Wehmeyer. Nous illustrerons ces concepts par nos produits de recherche soutenant notamment la connaissance de soi et le développement de l’identité. Un lien étroit est établi avec l’élaboration du projet personnel dans une perspective inclusive. En d’autres termes, nous souhaitons aborder le concept d’autodétermination dans sa complexité, tant en termes de résultats que de processus mobilisé au sein de la recherche menée auprès d’une population en situation de handicap.
Le point de vue des différentes personnes impliquées dans le parcours d’inclusion scolaire, sociale et professionnelle des personnes vivant des situations de handicap est rarement exposé selon différentes perspectives. Que ce soit des parents, des employeurs, des intervenants des réseaux communautaires, des chercheurs ou des personnes vivant des situations de handicap, toutes ces personnes ont un même droit à l’expression libre de leur pensée (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2010; Organisation des Nations Unies, 2006), et, surtout, à la même attention relativement à la question des besoins prioritaires et de la meilleure façon possible d’y répondre (Booth et Ainscow, 2002; 2005; Stainback et Stainback, 1990).
Dans cette optique, ce colloque réunit des personnes de divers horizons afin de susciter un véritable échange qui offre à chacun des groupes thématiques la possibilité de partager une perspective : 1) la pensée libre des personnes vivant des situations de handicap; 2) la pensée libre des parents; 3) la pensée libre d’intervenants scolaires et du milieu de travail; et 4) la pensée libre de milieux associatifs et de partenaires du milieu.