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« Chiller » sur YouTube : nouvelles pratiques de visionnement chez les jeunes Québécois âgés de 12 à 15 ans

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Nina Duque : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les jeunes et le web social forment un couple indéniable (boyd, 2014). Regarder sur YouTube, échanger sur WhatsApp ou partager sur Facebook font partie intégrante des pratiques adolescentes (MediaSmarts, 2016). Aujourd’hui, les jeunes Québécois, connectés à travers une gamme de dispositifs mobiles, visionnent des contenus divertissants principalement dans des espaces en ligne (Thoër, 2017). Parmi ceux-ci, YouTube est le réseau social le plus utilisé par les adolescents québécois (86 %), tandis que les sites de chaines de télévision québécoises sont largement moins populaires (28 %) (CEFRIO, 2017). Ainsi, les pratiques adolescentes de visionnement se situent nettement sur YouTube. Or, il y a très peu d’études québécoises qui s’intéressent aux adolescents et YouTube. Pourquoi aiment-ils tant YouTube ? Que regardent-ils ? Comment choisissent-ils le contenu qu’ils visionnent ? Avec quelles plateformes y accèdent-ils ? C’est dans ce contexte de mutation spectatorielle chez les jeunes adolescents québécois que se situe notre proposition. Nous tenterons de répondre à ces questionnements pour ainsi mieux comprendre ces nouvelles pratiques de visionnement. À la croisée de la sociologie des usages, des études en réception et des études sur la jeunesse, les résultats présentés relèvent d’une série d’entretiens en profondeur avec de jeunes garçons et filles québécois âgés de 12 à 15 ans et portant spécifiquement sur les usages et la réception médiatique de vidéos sur YouTube.

Résumé du colloque

Ce colloque proposera un état des lieux des télévisions au Québec, à l’ère d’une transformation des paysages médiatiques et législatif au pays. Le terme « télévisions » est ici employé au pluriel afin de tenir compte du fait que la « télévision au Québec » recouvre plusieurs réalités distinctes. Il sera donc certes question de la production québécoise francophone dominante, mais également de la production anglophone — notamment des séries canadiennes-anglaises souvent tournées à Montréal — et des émissions autochtones produites au Québec. Plus généralement, cet événement s’intéressera aux trois grands pôles de la communication télévisuelle (production, contenus, réception).

Les récentes transformations technologiques et réglementaires apportées au système de télédiffusion canadien ont contribué à une mutation des pratiques spectatorielles et des stratégies de production mises au point afin d’attirer le public local, lequel consacre une part très importante de son temps de visionnement à des émissions étrangères. Toutefois, bien que les inquiétudes devant la survie des télévisions locales au sein d’une économie et d’une culture transnationales soient justifiées, force est d’admettre que le cas de la télévision québécoise semble défier certains pronostics. Alors que les cotes d’écoute pour des productions locales sont en baisse dans une majorité de territoires, celles-ci paraissent relativement stables au Québec, en particulier dans le domaine du divertissement et des fictions (source : Numeris).

La télévision au Québec exige donc une étude tenant compte des enjeux qui menacent sa survie et sa rentabilité comme de ses stratégies d’adaptation. L’objectif de ce colloque sera aussi de réfléchir aux effets potentiels des récentes modifications des politiques canadiennes concernant la culture et la radiodiffusion pour le maintien d’une télévision de proximité (Dhoest, 2013; Straubhaar, 2007, 2010), à l’instar de celle du Québec ou des peuples autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 9 mai 2018

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