pen icon Colloque
quote

Développement durable et efficacité de la coopération Nord- Sud : Le cas des Forêts Modèles du Cameroun à travers le projet STEP

CN

Membre a labase

Christine Ntyam : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

Le projet Stimulation de l’Entrepreneuriat par le Partenariat (STEP) a été mis sur pied par le Bureau de Coopération Forestière Internationale (BCFI) en 2011-2012 en vue de changer l’approche communément connue de la coopération Nord-Sud par la mutualisation des savoirs, d’expertise et d’expérience. Une forêt modèle est un territoire boisé circonscrit où l’on implante une gestion durable des ressources naturelles entre les acteurs qui se partagent cet espace de vie. Elle est constituée d’une gamme variée d’activités telles que les industries agro-alimentaires, les exploitations forestières, les fermes. Nous traiterons des forêts modèles de Campo-Ma’an (CAMAMF) et de celle de Dja et Mpomo (FOMOD) au Cameroun. Ces forêts ont été gérées selon les grands principes de l’approche STEP. La mise en oeuvre du projet s'est faite dans le cadre d'un partenariat avec la Forêt Modèle du Lac-St-Jean et le CÉGEP de St Félicien qui devait notamment réaliser un portrait de la richesse touristique. Donc, l'analyse de ce projet offre l'occasion d"étudier les stratégies, les retombées et les défis d'une expérience singulière de coopération internationale entre le Québec et le Cameroun.

Résumé du colloque

Depuis 2013, la présence du Québec en Afrique connaît un second souffle. Celui-ci se traduit par l’ouverture de représentations québécoises sur le continent (Dakar), l’implantation d’entreprises québécoises, l’intensification des échanges économiques, la promotion des partenariats dans le domaine de l’enseignement et de la culture, et des actions de solidarité internationale portées par diverses institutions et organisations québécoises. L’intérêt que le Québec démontre pour les pays africains s’est renforcé au moment où, sous le règne de Stephen Harper, le Canada a montré les signes d’un désengagement à l’égard de l’Afrique (Fall et Dimé, 2015).

Le Québec met ainsi à profit son statut spécial au sein de l’Organisation internationale de la francophonie pour faciliter son accès aux occasions de partenariat et pour établir des relations de coopération dans le domaine de la culture et de l’éducation avec une communauté francophone d’environ 200 millions de personnes. En effet, les 31 pays d’Afrique qui ont en commun l’usage de la langue française constituent un immense marché pour le Québec. Cette affinité linguistique a joué un puissant rôle dans cette offensive québécoise en Afrique.

Ce colloque a pour objectif de comprendre les enjeux et les défis liés à l’action internationale du Québec en Afrique. Il s’agit d’en montrer les fondements, les acteurs (gouvernement, entreprises, organismes de coopération internationale (OCI), institutions d’enseignement et de recherche, églises, etc.), les étapes marquantes et les stratégies à travers lesquelles elle se déploie. Ce colloque réunira des chercheurs universitaires, des fonctionnaires du gouvernement québécois, des représentants de la société civile (ONG, OCI), des entreprises, des établissements d’enseignement et des ressortissants des diasporas africaines du Québec afin de cerner ce nouvel élan du Québec en faveur de l’Afrique, ses implications, ses succès et ses limites.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
manager icon Responsables :
Marie Fall
section icon Date : 9 mai 2018

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :