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Noémie De La Sablonnière-Plourde : Université Laval
Selon les écrits provenant du Canada et d'ailleurs dans le monde, il apparaît que les personnes trans sont, à l’heure actuelle, victimes de transphobie ; une problématique sociale présente partout. La binarité homme vs femme est en effet profondément ancrée dans les cultures et l’histoire, et les pressions sociales à s'y conformer sont très fortes. Ainsi, dès que des personnes dérogent de ces normes sociales, elles s’exposent à la marginalisation, au harcèlement, à l’isolement et à la violence. Les études montrent que cette situation, source de dysphorie, occasionne chez les personnes trans, des taux de plus de 60% de dépression majeure, de plus de 50% d'automutilation, de 65% d'idéations suicidaires et de 35% de tentative de suicide, et ce, au cours de la dernière année. Dans le contexte où des changements législatifs importants ont eu lieu au Québec en 2016, 13 intervenants psychosociaux spécialisés auprès de cette clientèle ont été interviewés à travers la province afin de connaître leurs perspectives concernant l'état de la situation vécue par les personnes trans. Les résultats révèlent que, bien que la situation s’améliore, plusieurs problèmes relevés dans la littérature persistent : services spécialisés quasi inexistants et forte méconnaissance de cette réalité chez les professionnels du réseau de la santé et des services sociaux, manque de reconnaissance de cette réalité, discrimination sociale, etc. Certaines pistes de solution ont finalement été explorées.
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