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Mélissa Villella : Université d'Ottawa
Cette communication orale porte sur une étude qualitative/interprétative pancanadienne menée de 2016 à 2018. L’objectif est d’explorer comment des directions et des directions adjointes d’école favorisent l’inclusion des élèves ayant des besoins particuliers, selon le cadre théorique de Yamamoto, Gardiner et Tenuto (2014) selon lequel les « incidents critiques » constituent des occasions de formation développant le leadership des directions d’école. L’étude comprend trois phases et les résultats sont tirés de trois sources : (a) 200 questionnaires remplis par des directions et des directions adjointes d’écoles francophones et anglophones de l’Ontario, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick et du Québec; (b) 40 entrevues semi-dirigées menées parmi ces 200 directions, et; (c) 20 entrevues semi-structurées menées auprès de 10 enseignants titulaires, 5 enseignants-ressources et 5 agents de supervision des provinces mentionnées ci-dessus. L’analyse inductive générale (Thomas, 2006) a été favorisée, le logiciel NVivo 11 a été utilisé et les participants ont vérifié leurs transcriptions pour en assurer la validité. L’étude examine la formation et le perfectionnement professionnel des directions d’école puis leurs activités quotidiennes pour soutenir les élèves en difficulté. Cette étude est financée par le CRSH et implique six universités, dont l’Université Wilfrid-Laurier.
La diversité des acteurs de l’éducation (origine ethnoculturelle, langue, religion, capacités physiques et intellectuelles, sexe, identité de genre, orientation sexuelle) est une richesse que plusieurs ministères de l’Éducation reconnaissent (MECB, 2008; MEO, 2009; MEQ, 1998). Cette diversité à célébrer suppose des interventions qui visent l’inclusion et l’équité de tous de même que l’élimination de la discrimination (CSE, 2016; UNESCO, n.d.). Dans ce contexte, Pietrantonio et Bouthillier (2015) affirment que « […] la notion de diversité accompagne toujours la sémantique des inégalités et des hiérarchies sociales » (p. 164) et que, dès lors, « comprendre l’hétérogénéité sociale pour faire valoir la diversité » devient un défi pour les organisations éducatives. Pour leurs gestionnaires, cela implique qu’ils ont un rôle à jouer (Thibodeau et al., 2016), des compétences à développer (Bouchamma, 2016) et un leadership à démontrer (Archambault et Garon, 2013). Sans oublier que cette diversité peut engendrer des enjeux de nature éthique qu’aucun gestionnaire ne devrait ignorer (St-Vincent, sous presse; Langlois, 2008). Devant cette réalité socioscolaire, la pensée libre peut éclairer l’administration de l’éducation, que ce soit sur :
1) le rôle, les compétences et le leadership des gestionnaires dans différents contextes éducatifs (rural et urbain, francophone minoritaire, autochtone, appauvri) ou par rapport à divers acteurs (parents, enseignants, élèves et étudiants);
2) les enjeux avec lesquels les gestionnaires doivent composer (arrivée massive de réfugiés, racisme systémique, droits des enfants transgenres, langues d’enseignement, inclusion des élèves ayant des besoins particuliers, rapports intergénérationnels, sexisme, précarité économique des familles, etc.);
3) les moyens pour assurer l’inclusion, entre autres sous un angle éthique;
4) les postures épistémologiques : critique (antiraciste, féministe, postcoloniale, etc.), pragmatique, etc.
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