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Andréanne Lapierre : UQAM - Université du Québec à Montréal
Plus de 3 millions de personnes ont rapporté avoir été victimes de cyberviolence (CV), particulièrement des femmes, et dans 17% des cas, elles étaient en relation intime avec l'auteur. La CV en contexte de relation intime et de séparation (CVRIS) est toutefois méconnue en raison de la disparité des définitions utilisées et des comportements considérés. Cette étude est une recension systématique des écrits publiés après 2005 qui a pour objectif de définir les CVRIS et de documenter la prévalence de la victimisation des femmes. Des 407 études recensées, 103 études ont été retenues. Elles ont été évaluées en entier et un accord interjuge a été calculé. L’analyse des 14 études jugées éligibles après évaluation a suggéré deux formes de CVRIS : 1) la CVRIS directe où les technologies sont employées pour surveiller son partenaire ou son ex, pour le harceler ou pour le forcer à transmettre ou à recevoir du contenu à caractère sexuel et 2) la CVRIS indirecte, où la CV est exercée par l’entremise du réseau social (p.ex. en contactant des proches). Les résultats préliminaires montrent que la CV est plus souvent rapportée en contexte de séparation (17%) qu’en relation intime (13%), mais aussi que la surveillance (18%) et le harcèlement (35%) sont plus communs que la CV sexuelle (9%) et que les CV indirectes (15%). Mieux comprendre les CVRIS permettra de développer des outils de prévention efficaces et d’offrir un accompagnement adéquat aux victimes.
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