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Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs
Les évènements climatiques paroxysmiques frappent de plus en plus fréquemment les zones urbanisées. L’emprise anthropique sur l’épiderme terrestre participe physiquement à l’intensification des phénomènes liés aux CVC. Un grand nombre de chercheurs et d’organismes œuvrent pour endiguer les conséquences humaines, floristiques, faunistiques et économiques. Quelles facettes sont occultées, dissoutes, ignorées dans les adaptations et les projets d’urbanisation ayant subis ou pouvant subir, à courte échéance, les affres d’un évènement climatique paroxysmique ? Nous partons du postulat que pour pouvoir répondre à un phénomène dû à la variation climatique et anticiper ses conséquences, il est nécessaire de connaître les facteurs multiplicateurs de ce dernier. Ainsi, nos propos sont à la convergence de la conception urbaine, de la végétalisation et de l’intégration des connaissances. L’analyse des expansions urbaines contemporaines au regard des dégâts subis lors d’évènements climatiques alimente un constat au vitriol. La focalisation sur le projet sans intégrer le bassin versant, le refus de prendre en considération les crues centennales dans les anticipations, la rentabilisation exacerbée d’une spéculation à courte vue sont à minima des facettes à corriger pour s’adapter aux CVC. La prise en considération des territoires dans leur étendue, leurs interdépendances, leurs ressources propres et leurs potentialités devrait pouvoir devenir la norme d’aménagement et non de belles.......
L’adaptation aux changements et à la variabilité climatiques (CVC) dans les villes, les métropoles et les régions qui les entourent reste encore un sujet d’actualité partout dans le monde. Des chercheurs, des décideurs ainsi que des citoyens au Québec et partout dans le monde se posent des questions sur l’impact des CVC sur la ville actuelle, les métropoles, les régions urbaines et métropolitaines, et sur ses composantes de même que sur les mesures à prendre pour que nos futures villes arrivent à s’adapter aux CVC. Les grandes vagues de chaleurs, les inondations et autres phénomènes météorologiques qui ne cessent de s’abattre avec des degrés inédits de violence sur le bâti, les citoyens et les fonctions urbaines des villes nous obligent à revenir encore une fois, dans ce deuxième colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Nous souhaitons examiner les différents moyens d’adaptation déjà projetés et entrepris pour réduire les effets sur les villes, les métropoles et leurs régions, notamment sous ces aspects : formes d’habitations et de construction, style de déplacement et de mobilité, sécurité alimentaire, mode de vie des citoyens et mutations possibles du travail en ville. L’augmentation de la chaleur dans les villes a également orienté les réflexions vers la végétalisation des villes, l’agriculture urbaine, les nouvelles formes d’habitat et de vie quotidienne.
Ce colloque vise à cerner les différents risques des CVC pour les villes et à déterminer les meilleures mesures d’adaptation à ces phénomènes, envisagées sous les thèmes suivants : 1) la conception urbaine des villes; 2) la mobilité; 3) la végétalisation des villes; 4) l’agriculture urbaine; 5) le mode de vie en ville; 6) le travail en ville; 7) la sécurité alimentaire; et 8) l’intégration des connaissances locales et régionales dans l’élaboration des stratégies ou des politiques pour élaborer les stratégies d’adaptation.
Ce colloque réunira des chercheurs de haut niveau, des doctorants et des experts provenant de toutes les disciplines concernées par l’adaptation aux CVC et l’avenir des villes. Un ouvrage collectif sera édité après sélection des textes.
Titre du colloque :