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Le développement urbain, les zones d’habitats informels et le rôle des acteurs locaux pour s’adapter aux changements climatiques. Cas de la ville de Bejaia (Algérie)

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Aimad Edine Belkhiri : Université de Béjaïa

Résumé de la communication

Les villes littorales sont les premières entités exposées aux changements climatiques comme les aléas naturels : érosions côtières, les orages, les inondations et l’élévation des niveaux de mer. À côté de ces impacts naturels, s’ajoutent les actions anthropiques, puisque les villes sont des lieux de concentration massive des individus; cette situation a eu comme conséquence une urbanisation effrénée engendrant essentiellement l’occupation irrationnelle et exacerbée de l’espace urbanisable, qui se caractérise par un fort développement de l’habitat informel non réglementé, notamment dans les zones périphériques. L’habitat individuel (auto-construction) a occupé des espaces importants, cet étalement horizontal des habitations a été et demeure toujours la cause directe de l’asphyxie et de la désarticulation de l’espace urbain. Pour faire face à ces impacts et atténuer les impacts causés par les changements climatiques, les villes doivent élaborer des politiques de planification, notamment dans ces zones, tout en impliquant l’ensemble des acteurs de la ville. Dans cet ordre d’idée, la problématique de la recherche serait de vérifier les causes de prolifération de l’habitat informel dans la ville de Bejaia et le rôle des acteurs locaux pour faire face aux changements climatiques, notamment les inondations dans ces zones, et de vérifier le degré de concertation visant des objectifs communs par l’implication de tous les acteurs territoriaux. Pour répondre à cette problématique......

Résumé du colloque

L’adaptation aux changements et à la variabilité climatiques (CVC) dans les villes, les métropoles et les régions qui les entourent reste encore un sujet d’actualité partout dans le monde. Des chercheurs, des décideurs ainsi que des citoyens au Québec et partout dans le monde se posent des questions sur l’impact des CVC sur la ville actuelle, les métropoles, les régions urbaines et métropolitaines, et sur ses composantes de même que sur les mesures à prendre pour que nos futures villes arrivent à s’adapter aux CVC. Les grandes vagues de chaleurs, les inondations et autres phénomènes météorologiques qui ne cessent de s’abattre avec des degrés inédits de violence sur le bâti, les citoyens et les fonctions urbaines des villes nous obligent à revenir encore une fois, dans ce deuxième colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Nous souhaitons examiner les différents moyens d’adaptation déjà projetés et entrepris pour réduire les effets sur les villes, les métropoles et leurs régions, notamment sous ces aspects : formes d’habitations et de construction, style de déplacement et de mobilité, sécurité alimentaire, mode de vie des citoyens et mutations possibles du travail en ville. L’augmentation de la chaleur dans les villes a également orienté les réflexions vers la végétalisation des villes, l’agriculture urbaine, les nouvelles formes d’habitat et de vie quotidienne.

Ce colloque vise à cerner les différents risques des CVC pour les villes et à déterminer les meilleures mesures d’adaptation à ces phénomènes, envisagées sous les thèmes suivants : 1) la conception urbaine des villes; 2) la mobilité; 3) la végétalisation des villes; 4) l’agriculture urbaine; 5) le mode de vie en ville; 6) le travail en ville; 7) la sécurité alimentaire; et 8) l’intégration des connaissances locales et régionales dans l’élaboration des stratégies ou des politiques pour élaborer les stratégies d’adaptation.

Ce colloque réunira des chercheurs de haut niveau, des doctorants et des experts provenant de toutes les disciplines concernées par l’adaptation aux CVC et l’avenir des villes. Un ouvrage collectif sera édité après sélection des textes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
Discutant-e- de la session : Azzeddine Madani
section icon Date : 9 mai 2018

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