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Marc Corbière : UQAM - Université du Québec à Montréal
Introduction : Les programmes de soutien à l’emploi (PSE) sont reconnus comme des pratiques fondées sur les données probantes, permettant à un grand nombre de personnes aux prises avec un trouble mental de décrocher un emploi sur le marché du travail compétitif. Objectif : L’objectif de cette présentation est d’évaluer les variables relatives au conseiller spécialisé œuvrant dans un PSE et celles inhérentes aux personnes avec un trouble mental, en vue de prédire l’obtention d’un emploi sur le marché du travail compétitif. Méthode : Dans le cadre d’une étude longitudinale (suivi de 6 mois), un total de 489 personnes avec un trouble mental, suivies par 97 conseillers spécialisés provenant de 24 PSE implémentés au Canada (BC, ON, QC) ont été évalués. Résultats : Au total, 43% des personnes inscrites dans un PSE ont obtenu un emploi lors du suivi à 6 mois. Les résultats d’analyses multiniveaux montrent qu’au-delà des caractéristiques de la personne avec un trouble mental (ex. comportements actifs de recherche d‘emploi), l’alliance de travail perçue par le conseiller spécialisé ressort significative pour prédire l’obtention d’un emploi standard, avec un total 51% de variance expliquée. Conclusion : Cette étude met l’accent sur l’importance de mobiliser activement les personnes dans leur recherche d’emploi et d’adopter chez le conseiller un regard positif sur l’alliance de travail qu’il développe avec la personne cliente.
La profession de conseiller d’orientation (co) évolue et se transforme au gré des changements sociaux, politiques, culturels, économiques et technologiques qui mettent en jeu tant les exigences de formation, l’orientation des pratiques que les conditions d’exercice des co pour répondre adéquatement aux besoins de la population (Herr, 2013; Martin, Turcotte et Matte, 2013; Mellouki et Beauchemin, 1995). La pluralité et la complexité contemporaines des problématiques auxquelles les co sont confrontés accentuent en effet la nécessité d’une formation initiale et continue exigeante et adaptée. Pensons aux difficultés d’insertion et d’intégration culturelles et socioprofessionnelles vécues par les personnes immigrées (Béji et Pellerin, 2010) ou en situation de minorité linguistique (Samson, Sovet, Cournoyer et Lauzier, 2016), celles des populations éloignées du marché du travail dont la précarité socioéconomique se double souvent de troubles de santé mentale (OCDE, 2015), ou encore aux défis d’orientation scolaire des élèves handicapés, ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage dont le nombre se multiplie dans les établissements d’enseignement (Picard, 2016). Une sensibilité grandissante s’est développée dans le champ de l’orientation pour les inégalités sociales et pour la prise en compte du poids des contraintes systémiques dans les parcours de vie des personnes (Sultana, 2014; Blustein, 2016; Le Bossé, 2011). Au Québec, le législateur a reconnu la complexité des activités d’orientation auprès des personnes vulnérabilisées et a réservé certaines d’entre elles aux co (Gouvernement du Québec, 2012). Toutefois, les pratiques des co sont continuellement confrontées et soumises à des logiques financières et comptables qui influent sur la disponibilité et la qualité des services (Viviers et Dionne, 2016). Ce colloque propose une période d’échange et de réflexion critique sur les enjeux et sur les défis actuels et pluriels de la formation et de la pratique chez les co.
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