pen icon Colloque
quote

Les relations entre les agronomes-conseils et les agriculteurs dans les approches collaboratives de réhabilitation des agroécosystèmes

CB

Membre a labase

Caroline Berube : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

En Montérégie, le dispositif de l’AcadieLab déployé depuis 2014 sera analysé. Sous forme de living lab, ce projet permet aux agriculteurs de créer et de mettre en place des solutions afin d’améliorer la qualité de l’eau du bassin versant de la rivière l’Acadie. Ce projet s’inscrit dans une vision de partage des connaissances et des savoirs.
Le déploiement sur le terrain d’approche collaborative nécessite la mobilisation de la communauté d’agriculteurs concernés. Ainsi, elle sollicite des intermédiaires de confiances comme les agronomes. Ils possèdent la légitimité auprès des agriculteurs pour les engager dans une réflexion et une action collaborative. Le problème qui se pose concerne la possible redéfinition du rôle des agronomes de par leur collaboration avec d’autres acteurs, experts du milieu, au sein du projet.
Une méthode de recherche qualitative avec entrevues semi-dirigées auprès des agriculteurs et des agronomes sera déployée pour cerner les dynamiques sociales dans ce LL.

Résumé du colloque

Ce colloque est voué à la recherche scientifique et à la mise en œuvre de cette recherche. Il mettra donc l’accent sur les savoirs scientifiques et les savoirs expérientiels (Lièvre et al., 2013) liés aux innovations collectives, en particulier aux Living Labs (LL, laboratoires vivants). Ces approches d’innovation ouverte (Chesbrough, 2003) empruntent aux savoirs existants tout en en créant de nouveaux avec les chercheurs, praticiens, usagers, pouvoirs publics ainsi qu’avec de multiples parties prenantes dont la fonction et la représentation varient selon le cas (Lehmann et al., 2015). Il est entendu ici que les connaissances sont distribuées (Trépos, 1997), que les usagers sont des experts (Von Hippel, 1988) et que les chercheurs constituent des « référents » pour l’action. Les LL considérés ici sont tout autant des laboratoires de fabrication et de conceptualisation que des laboratoires traitant de développement urbain et territorial (Besson et al., 2013) ou de projets citoyens (Miller-Rushing et al., 2012).

Devant de nombreux nouveaux défis sociétaux (développement durable, économie circulaire, projets responsables, urbanisation intense, vieillissement de la population, désengagement des pouvoirs publics, mondialisation, etc.), des façons plus écologiques de produire, d’habiter, d’échanger et d’être sont devenues nécessaires (Lafontaine, 2015), et ce, tout autant sur le plan de la pensée scientifique que sur celui de l’action sur le terrain (Salmelin, 2017). De ce fait, le colloque portera une attention particulière aux outils originaux de médiation, tels les objets-frontières (Star et Griesemer, 1989), ainsi qu’aux méthodes originales de production et aux nouvelles mesures d’évaluation des artefacts, qu’ils soient savoirs intangibles ou livrables tangibles. Le colloque se penchera aussi sur le rôle des acteurs au sein de ces diverses démarches (Nez, 2015) ainsi que sur les formes d’écosystèmes qui soutiennent et valorisent ces démarches d’innovation collective.

Ce colloque présente plus de 25 communications et cinq ateliers d’application en lien avec les thèmes suivants :

1) acteurs et écosystèmes d’innovation;

2) processus et méthodologies : retours d’expériences et nouvelles expérimentations;

3) objets-frontières et artefacts : représentations, illustrations et usages;

4) Living Labs / Laboratoires vivants : de nouvelles dynamiques d’acteurs, et d’action publique et territoriale;

5) partage des savoirs et collaboration : facteurs et conditions de succès;

6) évaluation de Living Labs ou de projets en mode Living Lab.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 9 mai 2018

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :