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Pawel Zaniewski : Université de Sherbrooke
Introduction : L’alliance de travail est un critère permettant de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux interventions en counseling de carrière. Kivlighan et Shaughnessy (1995) indiquent que c’est l’évolution de l’alliance à travers le processus d’intervention qui est reliée à l’efficacité des interventions. Il est possible de retrouver deux trajectoires de l’alliance soit quadratiques et linéaires dans le même échantillon ce qui suggère des profils de clients différents (Covali, Bernaud, et Di Fabio, 2011). Objectif : L’objectif de cette présentation est d’identifier les différentes trajectoires de l’alliance en counseling de carrière. Méthode : Une étude a été menée auprès de 96 participants accompagnés par 9 c.o. dans le cadre d’un bilan de compétences. Résultats : Les résultats démontrent une progression linéaire et positive dans chacun des trois sous-groupes identifiés. Le premier (n=20) débute avec un niveau d’alliance très élevé. Le deuxième (n=41) débute avec un niveau d’alliance moyennement élevé. Le troisième (n=35) débute avec le niveau d’alliance le plus faible. Conclusion : Les c.o devraient s’attendre à voir des profils relationnels différents et surtout ne pas s’efforcer à retrouver des niveaux idéalisés d’alliance de travail. Ainsi, en formation et en supervision, on devrait viser davantage la création d’une alliance de travail optimale prenant en compte les caractéristiques des personnes participantes et des leurs contextes d’intervention.
La profession de conseiller d’orientation (co) évolue et se transforme au gré des changements sociaux, politiques, culturels, économiques et technologiques qui mettent en jeu tant les exigences de formation, l’orientation des pratiques que les conditions d’exercice des co pour répondre adéquatement aux besoins de la population (Herr, 2013; Martin, Turcotte et Matte, 2013; Mellouki et Beauchemin, 1995). La pluralité et la complexité contemporaines des problématiques auxquelles les co sont confrontés accentuent en effet la nécessité d’une formation initiale et continue exigeante et adaptée. Pensons aux difficultés d’insertion et d’intégration culturelles et socioprofessionnelles vécues par les personnes immigrées (Béji et Pellerin, 2010) ou en situation de minorité linguistique (Samson, Sovet, Cournoyer et Lauzier, 2016), celles des populations éloignées du marché du travail dont la précarité socioéconomique se double souvent de troubles de santé mentale (OCDE, 2015), ou encore aux défis d’orientation scolaire des élèves handicapés, ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage dont le nombre se multiplie dans les établissements d’enseignement (Picard, 2016). Une sensibilité grandissante s’est développée dans le champ de l’orientation pour les inégalités sociales et pour la prise en compte du poids des contraintes systémiques dans les parcours de vie des personnes (Sultana, 2014; Blustein, 2016; Le Bossé, 2011). Au Québec, le législateur a reconnu la complexité des activités d’orientation auprès des personnes vulnérabilisées et a réservé certaines d’entre elles aux co (Gouvernement du Québec, 2012). Toutefois, les pratiques des co sont continuellement confrontées et soumises à des logiques financières et comptables qui influent sur la disponibilité et la qualité des services (Viviers et Dionne, 2016). Ce colloque propose une période d’échange et de réflexion critique sur les enjeux et sur les défis actuels et pluriels de la formation et de la pratique chez les co.
Titre du colloque :