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Anne Bernard : Université Laval
La Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, en vigueur depuis 2013, stipule que l’aménagement du territoire forestier doit se faire en utilisant une approche de gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT). Cela dit, il y a maintenant près de 40 ans que ce concept est discuté et les exemples concrets de sa mise en oeuvre restent encore discrets. De plus, la Stratégie d’aménagement durable du territoire forestier (SADF) vise à mettre en valeur l’ensemble des ressources du territoire forestier. Dans une perspective où nous voulons mieux comprendre la valeur économique du territoire tout en intégrant les différentes utilisations, il devient donc capital de se questionner sur la mise en oeuvre du concept de GIRT dans le contexte québécois. Pour ce faire, des entrevues semi-dirigées auprès des principaux intervenants impliqués au déploiement de la GIRT ont été faites, et ce, dans six régions administratives du Québec. Les résultats de cette recherche permettent de faire un état des lieux sur la GIRT dans le but de proposer des solutions au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs afin d’optimiser l’utilisation des différentes ressources sur le territoire pour maximiser la valeur économique issue des forêts du Québec.
La biomasse forestière est constituée d’arbres et de parties d’arbres sans preneur, de résidus de transformation du bois et de produits du bois postconsommation, qui ne trouvent pas d’autre utilisation. Cette biomasse mal aimée est toutefois reconnue par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) comme l’un des outils majeurs de lutte aux changements climatiques; elle peut en effet fournir de l’énergie et des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Des simples copeaux ou granules pour le chauffage, au combustible d’avion, aux panneaux de particules pour fabriquer des meubles et aux bioproduits pharmaceutiques hautement innovants, la biomasse forestière regorge de possibilités de développement pour qui sait y regarder de plus près. Par contre, la mise en marché prend souvent l’allure d’une course à obstacles, et la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous dans un contexte d’abondance de carburants fossiles à faible coût. Néanmoins, des chercheurs de partout au Québec travaillent à développer des voies de valorisation de la biomasse forestière. Ce colloque permettra de présenter quelques-unes de ces utilisations prometteuses.
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