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Programmation épigénétique fœtale des maladies non transmissibles infantiles : s’engager maintenant dans la prévention précoce

LB

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Luigi Bouchard : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La prévalence des maladies non transmissibles comme l’obésité et les maladies respiratoires comme l’asthme est en hausse partout dans le monde. En accord avec le concept de l’origine développementale des maladies et de la santé, ces maladies pourraient être la conséquence de l’influence (ou interactions) des facteurs environnementaux sur les gènes, et ce, dès la conception, perdurant pendant les stades embryonnaire et fœtal et la petite enfance. Parmi les mécanismes moléculaires potentiellement impliqués, l’épigénétique commence à nous livrer des preuves de son implication dans cette « programmation » fœtale. Depuis plusieurs années, mon groupe de recherche étudie la grossesse compliquée de diabète gestationnel pour définir les impacts des perturbations du métabolisme du glucose maternel sur l’épigénome des enfants et déterminer comment ces épivariations sont impliquées dans le développement de l’obésité infantile. Puisque les enfants en surpoids ou obèses ont un risque accru de souffrir d’asthme, certaines voies métaboliques épigénétiquement dérégulées pendant le développement fœtal pourraient être commune entre ces deux maladies à composantes inflammatoires. Comme l’obésité et l’asthme sont aussi les maladies « communes » les plus fréquentes dans l’enfance, il apparait primordial d’engager maintenant une réflexion commune sur les stratégies de prévention précoce et la compréhension des mécanismes moléculaires communs.

Résumé du colloque

L’asthme est la maladie respiratoire chronique la plus prévalente. L’implication des facteurs génétiques et environnementaux dans le développement de l’allergie et de l’asthme est reconnue de même que le concept de « marche allergique ». Celui-ci suggère que, chez les individus génétiquement prédisposés, le développement de la dermite allergique engendre une sensibilisation allergique chez les enfants qui pourront ensuite développer des allergies, de l’asthme et de la rhinite allergique. Durant les dernières décennies, le regroupement thématique en asthme du Réseau en santé respiratoire du Fonds de recherche du Québec – Santé (RSR-FRQS), qui regroupe 26 chercheurs de six universités québécoises, a centré ses efforts sur une meilleure compréhension du rôle des cellules (circulantes et résidentes du poumon) et des médiateurs dans la physiopathologie de l’asthme. Ces recherches collaboratives ont contribué à l’identification de déterminants génétiques et épigénétiques, et à définir les profils d’expression de l’asthme et des conditions associées à cette maladie. En plus, des études fonctionnelles utilisant des modèles cellulaires et animaux, notamment celles sur les différents médiateurs, ont permis des découvertes importantes dans la compréhension des divers mécanismes de l’asthme. Les chercheurs du RSR-FRQS ont ainsi participé collectivement à une meilleure compréhension de la biologie cellulaire et moléculaire relative à l’asthme. Ce symposium fera le point sur les principales découvertes fondamentales et sur les défis actuels à considérer dans l’applicabilité de ces recherches vers le développement de traitements de l’avenir visant une médecine personnalisée et de précision.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 9 mai 2018

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