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Quantification des bois sans preneurs : un potentiel pour la bioénergie

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Claude Durocher : Université Laval

Résumé de la communication

La possibilité forestière représente la limite biophysique de récolte de bois. Les niveaux actuels de récolte au Québec ne représentent en moyenne que 55% de la possibilité forestière. Cela peut entraîner une dégradation des ressources forestières si les peuplements de meilleure qualité sont toujours récoltés en priorité. L'utilisation d'arbres moins désirés pourrait être faite par une industrie émergente, telle la bioénergie, et ainsi faciliter l’application des pratiques sylvicoles et rentabiliser la chaîne de valeur du bois. Le but de cette étude était d'identifier les facteurs biophysiques et industrielles affectant le ratio de récolte de la possibilité forestière dans les 74 unités d’aménagement du Québec. Le ratio de récolte était particulièrement faible pour les espèces de feuillus pour la période 2008-2013, avec des ratios de récolte de peupliers, de bouleaux et d'érables compris entre 19 et 38%. La structure industrielle est déterminante pour le ratio de récolte de ces espèces, particulièrement la distance à l’usine de pâte et papier ou panneaux. Pour les résineux, la proportion de feuillus dans le couvert forestier est déterminante. Le développement de voies de transformation pour les feuillus de moindre qualité, par exemple la bioénergie, augmenterait le ratio de récolte et la rentabilité tout au long de la chaîne de valeur, et pourrait mener vers une meilleure gestion des forêts.

Résumé du colloque

La biomasse forestière est constituée d’arbres et de parties d’arbres sans preneur, de résidus de transformation du bois et de produits du bois postconsommation, qui ne trouvent pas d’autre utilisation. Cette biomasse mal aimée est toutefois reconnue par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) comme l’un des outils majeurs de lutte aux changements climatiques; elle peut en effet fournir de l’énergie et des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Des simples copeaux ou granules pour le chauffage, au combustible d’avion, aux panneaux de particules pour fabriquer des meubles et aux bioproduits pharmaceutiques hautement innovants, la biomasse forestière regorge de possibilités de développement pour qui sait y regarder de plus près. Par contre, la mise en marché prend souvent l’allure d’une course à obstacles, et la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous dans un contexte d’abondance de carburants fossiles à faible coût. Néanmoins, des chercheurs de partout au Québec travaillent à développer des voies de valorisation de la biomasse forestière. Ce colloque permettra de présenter quelques-unes de ces utilisations prometteuses.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 9 mai 2018

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