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Sandra Juneau : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Depuis plus de vingt ans, nombre d’acteurs sociaux prétendent que la « cyberdépendance » est devenue une nouvelle forme de « dépendance ». Or, l’idée de lier Internet et dépendance divise les différents experts (psychiatre, médecin, psychologue, etc.) au sein de différentes sphères d’influence, et ce, partout dans le monde. Née à partir d’une simple plaisanterie sans réel fondement, toute une construction discursive et professionnelle s’est échafaudée autour du concept de la « cyberdépendance » faisant ainsi naitre une fausse pathologie. Nombre d'acteurs défendent leur propre vision dudit problème d'où surgissent de nombreux débats. Notre intention dans cette communication est de présenter une partie des analyses d'une étude portant sur la construction sociale de la « cyberdépendance » dans laquelle deux grandes écoles de pensée prédominent. La première expose les contre-discours d’acteurs sociaux refusant de reconnaitre la « cyberdépendance » comme étant une nouvelle psychopathologie. Pour celle-ci, l’utilisation d’Internet n’est pas un problème en soi et elle dénonce certains acteurs prétendant son existence puisque ces derniers ne veulent que s’approprier un nouveau champ d’intervention et conséquemment provoquer une médicalisation et une stigmatisation du quotidien. La seconde comprend les discours prônant une reconnaissance pleine et entière de la « cyberdépendance » comme étant un problème réel tout en présentant une vision biomédicale de celle-ci.
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