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Louise Caroline Bergeron : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans la suite d’une démarche auto-ethnographique et de l’étude d’une décennie (2005 – 2015) de lutte et d’action féministes menées par des étudiantes dans un département de philosophie à Montréal, j’ai voulu pousser plus loin l’analyse d’un aspect de la résistance au mouvement porté par ces actions : celle opérée par les femmes elles-mêmes et la récupération par la hiérarchie de ces actions et de cette lutte lorsqu’elles ont du succès.
À la lumière de l’œuvre d’Andrea Dworkin, Les femmes de droite, on découvre des correspondances entre le comportement de certaines femmes en philosophie et le portrait des « femmes de droite » que fait Dworkin. À partir de ceci, on peut mieux comprendre les dynamiques qui animent et justifient les actions et attitudes des unes et des autres.
Je parlerai du défi qui consiste à étudier les dynamiques antiféministes dans un milieu restreint, où tout le monde se connait, et de quelques problèmes que ça engendre pour celles qui le font. Je déconstruirai en l'expliquant le paradoxe des femmes qui sont parfois les obstacles inconscients mais solides à la venue des autres femmes, et à la réception de critiques féministes opportunes, dans un milieu, ainsi que les risques d'instrumentalisation misogyne des critiques faites aux femmes. Je présenterai des solutions qui peuvent être appliquées en philosophie comme dans d’autres milieux de savoirs dont les femmes ont été exclues, notamment pour assainir le climat et assurer l'équité.
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