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Marie-Claude Salvas : UQO - Université du Québec en Outaouais
Le but de cette étude était d’examiner dans quelle mesure le degré d’acceptation de l’élève par ses pairs contribue à renforcer son niveau d’engagement scolaire à la maternelle. Nous avons également exploré la manière dont l’enseignante se représente ce phénomène d’acceptation par les pairs et les actions posées pour optimiser les relations entre pairs. En s’appuyant sur un devis mixte, des données quantitatives ont été recueillies auprès de 396 élèves en début (T1) et fin de maternelle (T2) à l’aide de nominations par les pairs et d’un questionnaire à l’enseignante. Des données qualitatives sont tirées d’entretiens menés auprès de 23 enseignantes. En tenant compte des caractéristiques de l’élève au T1 (i.e. son niveau initial d’engagement, d’acceptation et de compétence sociale), les analyses de régression multiple montrent qu’être bien accepté par ses pairs au T1 contribue de façon indépendante à l’engagement de l’élève au T2 (b = .10, p < .01). Néanmoins, les résultats suggèrent que les enseignantes perçoivent peu que des élèves puissent être moins appréciés ou rejetés par leurs pairs à la maternelle. Leurs propos laissent entrevoir un certain malaise face à cette éventualité et une propension à préconiser le recours à des stratégies centrées sur l’enfant pour y remédier.
L’importance des milieux de vie et des contextes sociaux sur les expériences vécues et les répercussions de ces expériences sur chacun des individus sont désormais reconnues (Bronfenbrenner, 1979; Elder, 1999; Dupéré et coll., 2015). Chez les jeunes, l’environnement scolaire est particulièrement influent (Eccles et Roeser, 2011), non seulement sur leur réussite éducative, mais également sur leur développement, leurs comportements et leur bien-être. La contribution de l’école à la santé et au bien-être des jeunes s’effectue de plusieurs manières : soit en offrant des environnements scolaires positifs et de qualité (ex. : sécurisants, chaleureux, inclusifs), soit par l’entremise de cours d’éducation à la santé, de la promotion des saines habitudes de vie, du dépistage des troubles, etc. L’école possède au moins deux avantages majeurs qui favorisent cette contribution unique : d’abord, elle regroupe la presque totalité des jeunes; ensuite, elle possède les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de programmes, qui ne pourraient exister hors du milieu scolaire ou qui n’auraient pas les mêmes effets.
L’objectif de ce colloque est de mettre en lumière la contribution de l’environnement scolaire à la santé et au bien-être des jeunes. Le terme environnement scolaire regroupe les éléments structurels (composition sociale, environnement physique, etc.) et les processus organisationnels (valeurs, culture, pratiques, etc.) qui contribuent à faire des écoles des milieux de vie unique. L’école étant, après la famille, le principal milieu de vie des jeunes, il est important de comprendre si des éléments du contexte scolaire peuvent avoir un impact sur leur santé en général et sur leur santé mentale de manière spécifique, tout en déterminant quels sont ces éléments et comment ils agissent. Une attention particulière sera accordée aux résultats d’études menées en contexte scolaire et concernant soit des programmes de prévention particuliers, soit la mise en place favorable de processus scolaires, soit des actions d’intervenants scolaires.
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