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Dominique Laferrière : Université de Montréal
En criminologie, les théories du contrôle social informel assument que, tant qu’elles/ils ne sont pas impliqué.e.s dans la délinquance, les proches de personnes ayant commis des délits sont une source d’influence prosociale facilitant le processus de désistement criminel. La présente étude revisite ce présupposé théorique et propose une incursion dans la vie et l’expérience de ces proches afin de brosser un portrait des relations qu’elles/ils entretiennent avec les personnes engagées dans des actes délinquants. À partir d’entretiens semi-directifs auprès de 18 proches, cette présentation explore les positionnements moraux auxquels ces personnes adhèrent, les rôles qu’elles endossent et la manière dont elles perçoivent et comprennent la conduite délinquante. Les résultats suggèrent que leur expérience se définit en grande partie par son ambivalence : bien que la plupart des proches n’endossent pas la conduite délinquante, elles/ils sont émotionnellement attaché.e.s à la personne en cause. Diverses stratégies d’action et cognitives sont alors mises en place afin de réduire cette état ambivalent. La résultante de ces dernières est d’une part de légitimer la persistance du soutien offert à la personne impliquée dans une conduite délinquante et de l’autre, d’augmenter la tolérance face à cette même conduite délinquante. Les présupposés des théories du contrôle social sont discutés à la lumière des résultats.
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