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Sandrine Ricci : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les féministes, les groupes de femmes et les étudiantes se mobilisent depuis les années 1970 contre la violence sexuelle, mais l’actualité récente a élevé l’idée qu’il existe une culture du viol au rang de débat national aux quatre coins du monde. La présentation a pour objet la carrière de cette notion de culture du viol, dont je montrerai, dans un premier temps, comment elle a pris place dans le discours social entourant la succession de « scandales sexuels » survenus ces dernières années. Le bref survol des écrits dont ma présentation vise, dans un deuxième temps, à rendre compte indique qu’un travail mérite d’être conduit en langue française, afin de conceptualiser cette notion dont les contours apparaissent aussi flous et contestés que la genèse. En lien avec la réfutation de la réalité qu’elle énonce, la conversation qui s’est développée autour de cette notion qui « dérange, surtout les hommes » (Lapierre, La Presse, 21 septembre 2016), indique la présence de luttes définitionnelles et de tensions concernant ses origines. Ceci permet aussi d’entrevoir une évolution différenciée dans les espaces anglophones et francophones. Aux États-Unis par exemple, il semble que le concept de « rape culture » ait voyagé des cercles académiques vers le discours populaire et l’imaginaire collectif. En troisième et dernière partie de la présentation, nous verrons ce qu’il en est de son pendant en langue française.
Au cours des dernières années, le problème des violences faites aux femmes a été de plus en plus visible dans l’espace public, grâce aux efforts soutenus des militantes féministes. Dans ce contexte, les chercheuses sont fréquemment sollicitées pour apporter un éclairage sur certains aspects de ce phénomène, pour évaluer les retombées d’initiatives ou de programmes d’intervention, ou encore pour soutenir les revendications du mouvement féministe. Si la contribution des recherches féministes et les bénéfices des partenariats entre les chercheuses et les militantes féministes sont indéniables, peu d’écrits francophones portent sur les enjeux méthodologiques, théoriques et politiques associés à l’étude des violences faites aux femmes.
Ce colloque se penche sur les enjeux méthodologiques, théoriques et politiques associés à l’étude des violences faites aux femmes, incluant la violence conjugale, la violence sexuelle et l’exploitation sexuelle. Il s’inscrit dans une démarche de mise en commun de connaissances et de réflexions dans ce domaine.
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