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Anna Lacroix : Université Laval
La littérature de jeunesse est issue d'une tradition qui la définie comme optimiste, ce que démontrent les processus de censure auxquels elle est souvent soumise par le milieu éditorial. Dans un tel contexte, comment expliquer la vague de popularité des dystopies pour la jeunesse ayant eu lieu au début du XXIe siècle ? Ce sous-genre science-fictionnel, présentant une société fictive souvent futuriste dans laquelle évolue un protagoniste qui y souffre et désire se révolter contre elle, est en effet caractérisé par un pessimisme assez prononcé. En constatant cette problématique, nous nous sommes demandé comment le pessimisme des dystopies pour adolescents pouvait s'harmoniser à l'optimisme de la littérature de jeunesse. Notre hypothèse est que ce pessimisme est présenté de manière édulcorée au jeune public visé, et l'avancée de notre recherche montre que cette atténuation se fait de deux façons : d'abord par la diminution du poids mis sur les épaules du personnage - et, par association, du lecteur visé - et qui est dû à la révolte qu'il doit mener contre sa société, et en second lieu par l'effet de familiarité que peut ressentir le jeune lecteur et qui est causé par les ressemblances de la dystopie avec l'ensemble de la littérature pour adolescents. Une comparaison avec des œuvres pour adultes nous a permis d'étudier, pour l'instant, deux éléments principaux amenant cette atténuation, soit le processus d'identification du lecteur au protagoniste et le choix des thèmes abordés.
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