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Kristel Tardif-Grenier : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’adolescence représente une période durant laquelle le bien-être psychologique peut être compromis en raison de changements développementaux importants et les adolescents issus de l’immigration sont davantage à risque que leurs pairs non issus de l’immigration de présenter un faible bien-être. Parmi les raisons évoquées, on note les enjeux identitaires complexifiés par le fait qu’ils naviguent entre deux cultures, soit celle de leur famille et celle de leur pays d’accueil notamment incarnée par leurs amis et le personnel de l’école. Or, plusieurs études soulignent l’apport bénéfique du soutien social, soit les ressources affectives et matérielles fournies par l’entourage social, au bien-être psychologique des adolescents en général et des adolescents issus de l’immigration en particulier. Le soutien social peut être offert par divers acteurs comme les parents, frères/sœurs, amis, le personnel de l’école et les membres de la communauté ethnique/religieuse. Le rôle joué par ces acteurs du soutien social s’articule différemment selon le statut migratoire des adolescents. Dans le cadre de cette présentation, un tour d’horizon des études portant sur le soutien social offert spécifiquement par l'école et le bien-être psychologique des élèves du secondaire issus de l’immigration sera proposé.
L’importance des milieux de vie et des contextes sociaux sur les expériences vécues et les répercussions de ces expériences sur chacun des individus sont désormais reconnues (Bronfenbrenner, 1979; Elder, 1999; Dupéré et coll., 2015). Chez les jeunes, l’environnement scolaire est particulièrement influent (Eccles et Roeser, 2011), non seulement sur leur réussite éducative, mais également sur leur développement, leurs comportements et leur bien-être. La contribution de l’école à la santé et au bien-être des jeunes s’effectue de plusieurs manières : soit en offrant des environnements scolaires positifs et de qualité (ex. : sécurisants, chaleureux, inclusifs), soit par l’entremise de cours d’éducation à la santé, de la promotion des saines habitudes de vie, du dépistage des troubles, etc. L’école possède au moins deux avantages majeurs qui favorisent cette contribution unique : d’abord, elle regroupe la presque totalité des jeunes; ensuite, elle possède les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de programmes, qui ne pourraient exister hors du milieu scolaire ou qui n’auraient pas les mêmes effets.
L’objectif de ce colloque est de mettre en lumière la contribution de l’environnement scolaire à la santé et au bien-être des jeunes. Le terme environnement scolaire regroupe les éléments structurels (composition sociale, environnement physique, etc.) et les processus organisationnels (valeurs, culture, pratiques, etc.) qui contribuent à faire des écoles des milieux de vie unique. L’école étant, après la famille, le principal milieu de vie des jeunes, il est important de comprendre si des éléments du contexte scolaire peuvent avoir un impact sur leur santé en général et sur leur santé mentale de manière spécifique, tout en déterminant quels sont ces éléments et comment ils agissent. Une attention particulière sera accordée aux résultats d’études menées en contexte scolaire et concernant soit des programmes de prévention particuliers, soit la mise en place favorable de processus scolaires, soit des actions d’intervenants scolaires.
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