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Ksenia Burobina : Université de Montréal
Malgré la pertinence sociale du problème de la violence conjugale et les avancées de la recherche et de la protection des droits des survivantes, les chercheur.e.s et les militant.e.s déplorent toujours son manque de reconnaissance.
Cette communication partagera les réflexions inspirées par les récents travaux universitaires qui portaient sur la protection sociale des victimes de la violence domestique en Russie. Ces réflexions sont basées sur la revue de la littérature sur le sujet, les données secondaires recueillies sur Internet et une tentative exploratoire d’approcher le terrain.
La littérature montre que la recherche sur le sujet de la violence conjugale touche inévitablement aux aspects essentiels de la société, à ses acteurs clés et aux sujets susceptibles de faire objet de controverse, ce qui peut créer de contraintes pour la recherche et pour la diffusion des résultats. C’est un miroir qui reflète les sociétés, mais un miroir dans lequel les sociétés ne veulent pas se voir.
La communication touchera aux aspects méthodologiques tels que l’accès au terrain et le choix d’échantillon, les intérêts et les contraintes des acteurs, ainsi qu’aux enjeux éthiques. Elle fera également état des observations sur la perception de la recherche sur le sujet lorsqu’il s’agit des terrains proches et lointains et abordera la question suivante : comment parler de la recherche sur le sujet aux sociétés.
Au cours des dernières années, le problème des violences faites aux femmes a été de plus en plus visible dans l’espace public, grâce aux efforts soutenus des militantes féministes. Dans ce contexte, les chercheuses sont fréquemment sollicitées pour apporter un éclairage sur certains aspects de ce phénomène, pour évaluer les retombées d’initiatives ou de programmes d’intervention, ou encore pour soutenir les revendications du mouvement féministe. Si la contribution des recherches féministes et les bénéfices des partenariats entre les chercheuses et les militantes féministes sont indéniables, peu d’écrits francophones portent sur les enjeux méthodologiques, théoriques et politiques associés à l’étude des violences faites aux femmes.
Ce colloque se penche sur les enjeux méthodologiques, théoriques et politiques associés à l’étude des violences faites aux femmes, incluant la violence conjugale, la violence sexuelle et l’exploitation sexuelle. Il s’inscrit dans une démarche de mise en commun de connaissances et de réflexions dans ce domaine.
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