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Samuel Bédard : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les atrocités commises durant la Deuxième Guerre mondiale ont provoqué la crise d’un discours éthique qui jusque-là avait pu rassembler au nom d’une conception relativement partagée du bien commun. La montée de l’individualisme dans les sociétés contemporaines approfondit cette crise en rendant plus évanescente encore l’idée de bien commun. Le désaveu des grandes utopies socialistes et le relatif désengagement des États suivant les récessions des années 1970 ont considérablement affaibli le projet de bâtir une société qui assurerait le bien-être de tous. Malgré tout, la rhétorique du « bien commun » parvient à se maintenir dans l’espace public sous différentes acceptions. Aujourd’hui, le fait de l’invoquer n’est plus l’apanage du clergé ou des syndicats ouvriers et les acteurs en quête de légitimité se revendiquant de cette notion se sont multipliés. D’un point de vue sociologique, il est utile de réfléchir à ce phénomène peut-être paradoxal, alors que s’évanouit toute conception partagée du « bien». Une analyse comparative des ouvrages de Maritain (1947), de Petrella (1996) et de David (2004) permet de montrer l’étonnante persistance de la notion de bien commun même si sa définition évolue et se transforme à travers le temps.
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