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Jean Robert Patrick Goornaden : Université de La Réunion
La littérature contemporaine s’intéresse à des segments de l’habitabilité territoriale comme en témoignent les études. Cet intérêt a pour objet d’améliorer ou de résoudre prioritairement certaines contraintes. Cependant, convaincus que toute étude ne peut se réduire à un objectif unique et à des indicateurs limités, celle de l’habitabilité territoriale ne peut prétendre à cette économie.
Cette communication a pour ambition de présenter des analyseurs ou variables liés à l’étude de l’habitabilité territoriale en mettant en lumière des prérequis, comme des éléments propédeutiques à une analyse prospective issue de propositions de différents scenarii.
Le traitement des données empiriques selon la « Théorie Enracinée ou Ancrée » a permis l’extraction d’une dizaine de variables. Ensuite une modélisation des grandeurs structurantes et impactantes selon le Modèle COSCEVO nous a permis de dégager des scénarii.
En résulte de ces processus, que dans l’habitabilité territoriale par une approche prospective, une utilité multifonctionnelle peut se manifester, à savoir : un outil au service de politiques sociales et économiques, un moyen d'élaborer un projet tant collectif que communautaire, non sans débats des acteurs locaux.
Comment qualifier un territoire d’habitable? Comment définir l’habitabilité territoriale et comment les organisations territoriales agissent, maintiennent, soutiennent ou freinent les processus de construction d’habitabilité? Ces questions se posent-elles différemment dans les marges et périphéries, et dans les centres, que ceux-ci soient en développement ou en récession? Quel rôle joue l’inventivité habitante dans ces processus? La question de l’habitabilité des territoires contemporains est épineuse. Face à la crise de l’habitat et du logement, à celle des migrations et des valeurs mobilisées dans les processus d’identification, « aménager l’espace pour l’habiter » paraît parfois comme un problème insoluble. Ce qui fait problème est le décalage croissant entre l’aspiration des humains à habiter partout — avec tout mais pas avec tous — et l’organisation de l’action publique, collective et individuelle pour « rendre habitable ».
La proposition de ce colloque est de traiter de cette question en confrontant des chercheurs travaillant sur ce sujet et des acteurs proches de la recherche. Il est donc attendu deux types de soumissions : l’une en provenance de chercheurs à partir de résultats de recherche obtenus récemment et l’autre en provenance d’acteurs à partir de leur expérience acquise dans une collectivité territoriale, une communauté, une association, un groupement professionnel, un bureau d’étude, etc. Ce croisement s’est avéré nécessaire à la suite d’un programme de recherche intitulé TerrHab dont les organisateurs avaient la responsabilité et correspond à l’un des engagements scientifiques prévus.
Ce colloque assume l’ambition de permettre une mise en débat comparatiste entre des contextes territoriaux, d’action publique et de culture différents (Europe/Amériques, France/Québec…) y compris à partir d’exposés rendant compte de recherches conduites sur des cas particuliers à des échelles nationales, régionales ou même très locales.
Titre du colloque :