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Anne-Marie Veillette : University of Pennsylvania
Les perspectives postcoloniale et féministe ont chamboulé les postures épistémologiques en études urbaines, participant à leur décentralisation. Par exemple, en Amérique latine, l’adoption d’une posture décoloniale s’est intéressée à l’articulation entre la colonialité du pouvoir et l’espace urbain, mettant notamment en évidence la continuité historique de certaines pratiques sociales ; telles que la ségrégation et la répression des afrodescendants-es. De leur côté, les féministes ont démontré le rapport qui existe entre sexe et espace, notamment dans la désignation de certains espaces comme féminins et masculins. Certaines de ces chercheures appliquant une lecture intersectionnelle ont en outre démontré que ces rapports s’articulent aussi à ceux de race et de classe dans l’espace urbain. Pourtant, ces recherches font peu état de cette articulation des oppressions dans d’autres contextes que ceux situés au nord du globe ou dans des États « postcoloniaux ». Ainsi, malgré la production de savoirs féministes et décoloniaux au sud des Amériques, ceux-ci sont actuellement absents en études urbaines. L’objectif de cette communication est ainsi de créer des ponts théoriques pour appliquer une perspective à la fois féministe et décoloniale de la ville, nous basant principalement sur deux auteures — María Lugones et Lélia Gonzalez —, ainsi que sur nos propres résultats de recherche à la maîtrise, obtenus suite à une ethnographie menée auprès des femmes des favelas de Rio de Janeiro.
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