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Clémence Peyrot : Université de Montréal
La mémoire déclarative est sujette à la production de faux souvenirs. Par exemple, les victimes d’une agression encodent et consolident les faits vécus. Le sujet est ensuite amené à rappeler les faits plusieurs fois et dans des conditions potentiellement stressantes. Le souvenir devient alors labile et il peut être modifié avant de se reconsolider en mémoire à long-terme. Puisque que le stress module la consolidation initiale, notre étude vise à examiner l’impact d’un stress administré après la réactivation d’informations neutres et négatives sur la production de faux souvenirs. Nous avons présenté à des adultes sains un diaporama composé d’informations neutres et négatives. Deux jours après, les participants ont d’abord rappelé le diaporama, ce qui sert de réactivation. Ils ont ensuite été assignés aléatoirement à une condition contrôle ou à un stresseur psychosocial. Immédiatement après, et cinq jours plus tard, tous les participants ont rappelé le diaporama afin de tester l’impact immédiat et à long‐terme du stress. Les résultats montrent que le stress n’a pas d’effet sur la production de faux souvenirs. Par contre, la valence neutre est associée à plus de faux souvenirs que la valence négative. De plus, les hommes rapportent plus de faux souvenirs neutres qu’émotifs, tandis que les femmes rapportent un nombre équivalent de faux souvenirs pour ces deux valences. La production de faux souvenirs dépendrait donc du sexe des participants et de la valence des informations.
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