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Emeline Hetroy : Université de Montréal
Selon Hegarty et al. (2013), les femmes ayant été victimes de différents types de violence (e.g: émotionnel, physique, sexuel) seraient plus affectées, auraient une moins bonne santé mentale et qualité de vie comparativement aux femmes victimes d’autres formes d’abus. La violence conjugale (VC) n’est donc pas un phénomène singulier et serait plutôt répétée. Cependant, peu d’études aujourd’hui se sont penchées sur la dynamique de la gravité de la VC à travers le temps. Cette recherche vise donc à étudier les variations mensuelles de la VC dans le but de déterminer les facteurs qui permettraient de prédire les violences physiques et sexuelles graves. Les données ont été récoltées grâce à la méthode des calendriers d’histoire de vie auprès de 70 femmes victimes de VC. Cette méthode vise à reconstruire de manière rétrospective le contexte dans lequel les évènements se sont passés. Des analyses multiniveaux ont permis de révéler que les violences graves étudiées avaient à la fois des facteurs communs et distincts en ce qui a trait aux caractéristiques individuelles et aux circonstances de vie. La violence économique était cependant le meilleur prédicteur des violences physiques et sexuelles graves. Ces résultats mettent donc en lumière l’importance d’étudier simultanément les multiples formes de violence au sein des trajectoires des femmes. Ils fournissent également des pistes pour un meilleur dépistage des contextes à risque pour les victimes.
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