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Lisa Ellington : Université Laval
La violence conjugale ou familiale est une problématique sociale très répandue au sein des peuples autochtones. Malgré ce constat, les travaux de recherche sur le sujet ne sont pas légion et ont été majoritairement réalisés auprès de femmes ou d’intervenants, le discours des hommes des Premières Nations étant éclipsé par la perception qu’ont les chercheurs de la problématique. En s’inspirant des résultats d’un mémoire de maîtrise, cette présentation vise à rendre compte de l’expérience et du point de vue de ces hommes, ayant vécu des incidents de violence familiale au Québec en tant que victimes et/ou instigateurs. Elle mettra particulièrement l’accent sur les stratégies de guérison employées par les hommes et abordera également le concept de guérison autochtone de façon plus générale (en s’appuyant sur la recension des écrits d’une thèse doctorale), afin de dégager des pistes d’intervention et de recherche.
Depuis plus de trente ans, le champ de la recherche et de l’intervention auprès des hommes se développe au Québec comme ailleurs dans le monde. Sous-jacentes aux pratiques scientifiques et cliniques de ce champ, des manières de comprendre et d’analyser, ou des paradigmes, proposent différentes façons de concevoir les masculinités.
Non seulement les perspectives théoriques se diversifient-elles, mais les pratiques d’intervention se multiplient. D’abord centrées sur les questions de la paternité et de la violence conjugale au cours des années 1990, les interventions auprès des clientèles masculines ont acquis de la notoriété notamment avec les recherches sur les demandes d’aide des hommes au début des années 2000. Les actions de concertation, de sensibilisation et de revendication des deux dernières décennies, menées de concert par les milieux cliniques et de recherche, ont donné lieu en 2017 à la publication d’un premier plan d’action sur la santé et le bien-être des hommes par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Ce plan s’articule autour de trois orientations : 1) mieux rejoindre la population masculine par les stratégies de promotion et de prévention; 2) adapter les services pour en améliorer l’accès et répondre aux besoins des hommes; et 3) améliorer la compréhension des dynamiques masculines et des pratiques adaptées pour répondre aux besoins des hommes.
Devant cette ouverture des horizons, le Réseau Masculinités et Société propose la tenue de ce colloque afin de réunir chercheurs et praticiens, d’ici et d’ailleurs, dans un échange sur les manières de penser les masculinités et l’intervention auprès des clientèles masculines.
Titre du colloque :